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Voyage dans le labyrinthe à 7 circonvolutions

Ce labyrinthe vient clore un cycle de la voie initiatique des labyrinthes. C’est la forme qui est la plus répandue de la famille des « pétaloïdes », c’est à dire les labyrinthes construits à partir de la croix et des quatres points accompagnés ou non d’équerres dans chaque quartier ainsi formés. Cette forme est la plus ancienne, la plus répondues à travers le temps et l’espace. Nous retrouvons ainsi le labyrinthe pétaloïde à 7 circonvolutions de la préhistoire aux temps contemporains sur le pourtour méditerranéen, les îles britanniques, la Scandinavie, l’Inde, l’Amérique du nord, …. Peut être qu’il est la forme la plus rencontrée car il est celui qui émerveille, qui transforme, qui exalte le plus ?

Allons dans ce labyrinthe pour explorer son parcours.

Le labyrinthe 7 : 3ème grade de la voie initiatique

Pour rappel, ma théorie est que les labyrinthes pétaloïdes forment une voie initiatique, c’est à dire une progression par laquelle l’individu chemine de sa bestialité vers sa divinité. C’est l’enjeu qui traverse l’Humanité depuis son existence, c’est à dire à partir du moment où les hominidés ont eu suffisamment conscience d’eux-mêmes. Une voie initiatique est une voie de développement de la personnalité, des capacités cognitives, spirituelles, ou techniques. Cette quête traverse les civilisations, les âges et les espaces, elle a inspiré les religions, les écoles spirituelles, philosophiques ou initiatiques. Une voie initiatique commence par un choc, continue par des épreuves et aboutit à l’acquisition d’une connaissance. Les labyrinthes en propose un terrain applicatif. Il n’en propose ni une standardisation par le dogme, ni un catéchisme formalisé par une religion mais un support ouvert pour que chacun, selon sa culture, ses croyances et ses traditions, puissent vivre ce chemin de la bestialité à la divinité, du plomb à l’or, de l’humain vil à l’humain éclairé, fraternel et harmonieux avec l’Univers. Dans cette théorie de la voie initiatique des labyrinthes, le labyrinthe à 3 circonvolutions représente le grade de l’apprenti, sa médecine est le soin à soi, sa devise est « connais-toi, toi-même », son univers symbolique est celui du nombre 3 et il est associé au soufre alchimique. Le labyrinthe à 5 circonvolutions représente le grade de compagnon, sa médecine est l’ouverture du cœur et de l’esprit, sa devise est « nul n’entre ici s’il ne connaît le 3 », son univers symbolique est celui du nombre 5 et il est associé au mercure alchimique. Le labyrinthe à 7 circonvolutions représente le grade de maître, sa médecine est l’unité spirituelle avec l’univers, sa devise est « Fata viam invenient » (le destin trouvera toujours un chemin), son univers symbolique est celui du nombre 7 et il est associé au sel alchimique. La théorie de la voie initiatique des labyrinthes repose sur le continuum d’un labyrinthe à l’autre, aux enseignements spécifiques de chaque labyrinthe compris dans le type de progression proposé par son parcours et à la cohérence des enseignements entre eux et la pertinence de leur enchainement.

Décryptage du voyage dans un labyrinthe 7

Ceci étant posé, entrons dans ce labyrinthe à 7 circonvolutions et analysons le parcours qu’il nous propose pour en comprendre son sens profond. On entre dans ce labyrinthe comme on entre dans le labyrinthe 5 : par la 3ème circonvolution. Les circonvolutions sont les tours que nous fait faire le labyrinthe autour du centre. Je numérote les circonvolutions de 1 à 7 de l’extérieur vers l’intérieur, de sorte que la 1ere circonvolution est celle la plus à l’extérieur du labyrinthe et non la 1ère qui est parcourue. Avec cette technique de repérage, on peut plus aisément comparer les parcours des différents labyrinthes.

Le parcours dans le labyrinthe commence donc par la 3ème circonvolution en partant de l’extérieur. Il y a une similitude d’entrée avec le labyrinthe 5. Reprenant l’analyse du parcours du labyrinthe 5, on entre donc dans le labyrinthe 7 comme si on sortait du centre du labyrinthe 3. La suite du parcours confirme ce point de vue puisque comme dans le labyrinthe 5, la progression dans le labyrinthe 7 donne l’impression de nous éloigner de notre but (le centre) en passant par la 2ème circonvolution puis la 1ére. Nous avons l’impression que nous allons sortir du labyrinthe sans avoir pu atteindre le centre quand tout d’un coup, de la première circonvolution nous sommes projetés à la 4ème circonvolution par un grand pas, passage magique ou raccourci accéléré. Cette première séquence du parcours est similaire à celle du labyrinthe 5, ce qui conforte l’idée d’un continuum symbolique et initiatique entre les 2 labyrinthes. Dans la voie, il y a le 3 d’un côté et les 5 et 7 de l’autre dans la manière d’entrer dans le labyrinthe. Ce qui conforte l’idée qu’il faut avoir pratiqué et étudié le 3 pour comprendre le 5 et le 7 et que la devise du 5 est bien similaire au « Sic Non Impii » de la Bible ou le « nul n’entre ici s’il n’est géomètre » des Pythagoriciens. Il faut être initié par le labyrinthe 3 pour entrer dans le 5 ou le 7. Ce parcours qui commence par la 3ème circonvolution et finit par la première avant de subir l’ascension à la quatrième, est là pour nous rappeler les enseignements du labyrinthe 3 et nous préparer à entrer dans un autre espace du labyrinthe : l’espace spirituel. Ces 3 premières circonvolutions représentent l’espace matériel du labyrinthe, la partie en relation avec l’extérieur. Si on donne comme pour le labyrinthe 3, la valeur « corps » à la première circonvolution, « esprit » à la 2ème circonvolution et « âme » à la 3ème circonvolution, cette séquence de début de parcours est donc là pour nous aider à nous connecter à notre âme (le labyrinthe 3 nous a appris à nous connecter à notre âme) puis à aligner notre esprit à notre âme , puis à aligner notre corps à notre âme, ainsi nous arrivons aux portes de la 4ème totalement aligné. Cette séquence 3-2-1 porte donc la fonction de nous purifier, de nous préparer comme il convient, elle a la fonction du parvis où les fidèles se purifient avant d’entrer dans la partie sainte du lieu sacré.

Une fois dument préparé, nous sommes projetés par un couloir de la 1ère à la 4ème. Nous sommes autorisés à entrer dans la partie sainte qui commence à la 4ème circonvolution. C’est une sorte d’ascension où nous quittons en partie notre condition humaine et terrestre pour nous ouvrir par le cœur et l’esprit à plus grand que soi, à commencer par ce qui nous entoure immédiatement : notre environnement, nos proches, les plantes, le territoire, les animaux, notre communauté… Puis élargissant toujours plus loin, nous nous ouvrons aux grands ensembles auxquels notre personne appartient : la nature, les écosystèmes, l’Humanité, ….

Après cette 4ème circonvolution sous le signe de l’ouverture et du dépassement de soi et de la sphère individuelle, nous sommes de nouveau projetés par un couloir accélérateurs à la 7ème circonvolution ! On touche au but sans réellement l’atteindre. Une fois le cœur et l’esprit ouvert, conditions minimales pour ce faire, le labyrinthe nous envoie au plus près du but et nous fait approfondir ce que le 5 nous a enseigné. Nous comprenons à ce stade que la 4ème circonvolution est la circonvolution intermédiaire entre la partie du labyrinthe en relation avec l’extérieur ou la matière, les circonvolutions 1, 2 et 3 et la partie du labyrinthe en relation avec l’intérieur ou l’esprit, les circonvolution 5, 6 et 7. Cette 4ème circonvolution est un entre-deux, un sas, une circonvolution d’adaptation, un palier de décompression ou d’acclimatation. Le labyrinthe 5, après cette 4ème circonvolution, nous propose d’explorer cette partie spirituelle, ce nouveau monde, de façon prudente, méthodique, progressive avec la 5ème circonvolution puis le centre, de la même manière et avec la même pédagogie du labyrinthe 3 qui nous a fait explorer notre intérieur, progressivement, étape par étape, en commençant par la 1ere, la plus extérieure, puis la 2eme un peu plus proche du centre et intermédiaire et enfin la 3ème, la plus proche du centre. Le labyrinthe 3 nous a fait explorer notre monde intérieur avec prudence, courage et persévérance. Le labyrinthe 5 nous a fait explorer le monde-qui-nous-dépasse de la même manière. Ce monde divin, invisible, spirituel, qu’il convient de découvrir avec foi, espérance et amour.

Dans le labyrinthe à 7 circonvolutions, après la 4ème circonvolution nous arrivons dans la 7ème circonvolution puis la 6ème et enfin la 5ème. On retrouve là l’autre pédagogie du labyrinthe : quand il s’agit d’un espace déjà exploré, expérimenté, le labyrinthe nous envoie le plus loin possible dans ce monde déjà exploré et nous fait approfondir notre connaissance par une prise de recul, un pas de côté qui nous permet pourtant d’avancer. Ce mouvement de grand pas puis d’apparente régression ou éloignement radial par rapport au centre semble être un processus de constitution de la connaissance où on revisite l’idéal ou la théorie, la forme la plus pure que l’on connaisse de l’objet (7eme circonvolution) puis on met cette connaissance théorique à l’épreuve de la cohérence principielle (6ème circonvolution) et à l’épreuve des faits applicatifs (5ème circonvolution). La voie des labyrinthes préconise alors le double mouvement pour accéder à une connaissance (gnose) : le mouvement progressif de découverte de la pratique à la théorie et le mouvement régressif de consolidation de la théorie à la pratique. Le labyrinthe initie ainsi notre esprit à alimenter notre savoir théorique par notre connaissance pratique et empirique, l’alliance des 2 fonde la connaissance.

Le labyrinthe 7 est donc constitué de 2 mouvements régressifs et un mouvement progressif global.

  1. 3-2-1 : mouvement régressif 1
  2. 4
  3. 7-6-5 : mouvement régressif 2

Le labyrinthe 7 est alors comme un labyrinthe 3 auquel les circonvolutions 1 et 3 auraient été démultipliées. Le 7 rejoint le 3.

A l’issue de ce 2eme mouvement régressif 7-6-5 où le méditant est amené à mettre à l’épreuve ce qu’il a cru comprendre ou percevoir grâce au labyrinthe 5, fortifiant ou rectifiant ainsi sa connaissance du monde spirituel, le labyrinthe 7 nous fait faire un dernier grand saut de la 5ème circonvolution au centre du labyrinthe où le méditant accède à l’expérience mystique, après avoir purifié son corps terrestre (3-2-1) et consolider sa connaissance spirituelle (7-6-5), il peut accéder à un nouveau plan de conscience supérieur et approcher l’expérience divine. En parcourant ce labyrinthe, nous comprenons comme dans le 5, que le Tout est dans le Un et une fois au centre que le Un est dans le Tout. Le 5 nous a fait découvrir que nous appartenons à des ensembles plus grands, le 7 nous fait comprendre qu’il y a en nous une part de ce plus grand que nous. C’est l’expérience de l’Unicité. Nous découvrons notre singularité au labyrinthe 3 qui nous apprend à l’assumer et la cultiver. Le 5 nous apprend à la mettre au service de plus grand que nous. Le 7 nous fait prendre conscience que notre singularité est aussi une part d’un Grand Tout et que ce Grand Tout est aussi présent dans chaque singularité. Ce au service de quoi nous mettons notre singularité doit être le plus grand possible pour être le plus juste, le plus vrai, le plus sage.

La 2ème séquence régressive (7-6-5) nous fait retravailler ce que nous connaissons du monde spirituel, du Royaume de Dieu. Ce parcours régressif est une pédagogie réflexive. Nous sommes appelés à éprouver la robustesse et la cohérence de nos connaissances. Pour passer de l’intuition ou de l’inspiration à la connaissance, il est nécessaire de la mettre à l’épreuve de certaines opérations pour s’assurer de la cohérence avec l’ensemble dans lequel elle doit s’inscrire, d’un point de vue des principes et des valeurs d’abord puis en relation avec les autres éléments de cet ensemble, édifice spirituel, temple philosophique. Une fois ces opérations accomplies et l’intuition ou inspiration devenue connaissance, le méditant est projeté au centre pour une autre expérience de Dieu, du Tout.

Dans les labyrinthes 7 pétaloïdes, les grands pas 0-3, 1-4 et 5-centre sont verticaux et le grands pas 4-7 est horizontal. Il est moins spectaculaire mais est bien présent. Le mouvement horizontal évoque non pas l’ascension comme au labyrinthe 5 mais le pas de côté, la translation, le glissement comme une prise en compte d’une autre réalité simultanée. Le centre est toujours une expérience ouverte. On s’y abandonne, en pleine confiance et en pleine conscience, sécurisé par les circonvolutions qui nous entourent. Il est possible qu’à chaque labyrinthe, l’expérience du centre nécessite une protection plus importante, d’où le nombre croissant de circonvolutions. La toponymie des labyrinthes en Scandinavie et dans les îles britanniques évoquent souvent des châteaux de Trolls (Trojaborg) ou la ville de Troie (Caerdroia) ou celle de Jéricho, réputées imprenables. Le centre des labyrinthes est alors un lieu sûr où le méditant peut laisser libre cours aux transformations et aux expériences. Dans la perspective que les labyrinthes sont non seulement des systèmes de protection mais aussi des sas, le labyrinthe 7 exige une double purification sur le parcours aller avant d’accéder au saint des saints, une purification matérielle et une purification spirituelle. La régression 7-6-5 peut aussi s’entendre comme la rectification spirituelle (désolé-pardon-merci) selon les commandements divins.

Ainsi des valeurs comme l’abandon de soi, l’obeissance, le renoncement à soi pour se fondre dans le Grand Tout pouvaient être combattus dans le 3 sur un plan matériel (puisqu’elles sont du registre de l’extinction de la singularité), elles sont maintenant promues sur un plan spirituel. Ainsi une même valeur peut être alternativement positive ou négative selon le domaine d’application matériel ou spirituel. Autre interprétation possible de cette 2ème séquence régressive 7-6-5, le labyrinthe 7 nous replonge dans un processus de consolidation d’apprentissage comme pour nous rappeler que nous ne serons jamais arrivés. Qu’à chaque découverte, chaque exploration il faudra faire succéder une phase d’approfondissement, de consolidation. Ainsi quelque soit notre degré d’avancement sur le chemin initiatique qui nous mène à notre moi supérieur ou moi divin, nous devons toujours nous considérer comme des éternels apprentis. Finalement, au bout de cette séquence 7-6-5 et arrivé au centre on comprend que cette soumission volontaire ne peut être faite qu’au profit d’une force supérieure et bonne. En dehors de cette force, point de soumission possible. Plus qu’une soumission, c’est un lâcher prise pour redevenir ce que l’on est vraiment : une part du Grand Tout, c’est un retour à la maison. Ne plus être soi pour être soi.

Après l’expérience du centre, comme dans les 2 premiers labyrinthes de la voie, il faut en sortir et retourner au monde par le chemin qui nous y a emmené. Le chemin du retour est un chemin d’intégration, de mémorisation, d’inscription et de reprogrammation. En sortant du centre, nous subissons un premier envoi vers la 5ème circonvolution pour une séquence progressive 5-6-7. Comme une première mise à l’épreuve suivi d’une rectification en se réabreuvant à la source du centre. Cette séquence est une façon finalement douce de quitter le centre. On prend un peu de distance avec le grand pas vertical Centre – 5 puis on revient vers le centre pour se le remémorer, raviver l’expérience comme pour l’inscrire ou l’éclairer d’un point de vue nouveau après une première mise à distance. Non seulement le labyrinthe ne nous fait pas atteindre le centre directement mais encore nous ne quittons pas le centre directement non plus. La séparation d’avec le centre est comme une respiration faite de 2 mouvements. A près la 7ème, c’est encore un grand pas horizontal qui nous attend vers la 4ème. Le premier grand pas Centre-5 peut nous apparaître comme un test, une tentative, une préparation à ce grand saut 7-4 qui nous fait sortir de l’espace spirituel du labyrinthe (la partie la plus proche du centre). On fait un test pour s’entrainer, on reprend son élan et on corrige quelques paramètres avant de faire le grand saut ! La 4ème circonvolution, nous l’avons vu au mouvement aller, est une zone tampon, un entre-deux qui sépare partie spirituelle et partie matérielle. Ni l’une, ni l’autre, pas encore l’une, plus tout à fait l’autre, elle est le clair obscur d’où tout peut surgir. Cette 4ème circonvolution nous prépare au retour dans la partie matérielle, comme un palier de décompression, un espace d’acclimatation pour atténuer un choc certain. Au bout de cette 4ème circonvolution, le grand saut 4-1 qui nous envoie presque dans le monde matériel extérieur: la première circonvolution, la plus proche de l’extérieur mais encore à l’intérieur. Ce passage peut être vécu comme la chute des anges ou l’envoi en mission, chargé des devoirs de la connaissance : éclairer, montrer, transmettre. Ce grand saut 4-1 est une répétition du grand saut final 3-Extérieur qui sera le véritable envoi dans le monde. La séquence progressive qui suit 1-2-3 permettra là encore de procédé aux dernières corrections, aux derniers réglages avant le vrai saut. Comme pour le labyrinthe à 5 circonvolutions, cette séquence est un ressourcement à l’expérience vécue au centre, une phase d’intégration, de programmation, d’application dans notre propre part matérielle, terrestre, corporelle. Si 1 correspond au corps, 2 à l’esprit et 3 à l’âme, de la même manière que dans le labyrinthe 5, le labyrinthe 7 nous fait rerentrer dans le monde comme une âme et non plus comme un corps. Nous avons bien là la considération initiatique du retour au monde de l’être une fois transformé.

Le parcours dans le 7 peut être finalement rapproché de tous les récits intiatiques basés sur un choc, des épreuves, une mort symbolique, une résurrection, de nouvelles capacités et un retour au monde comme un être différent, dévoué et puissant. La séquence régressive aller 7- 6-5 peut être alors le lieu de cette mort symbolique de l’égo pour un renaissance dans le Grand Tout. L’adepte ressort en dévouant sa vie au service de ce Grand Tout.

Pour savoir si réellement le laby 7 clôt un cycle, il faut rapidement jeter un oeil sur le labyrinthe 9. Le parcours dans ce labyrinthe est 5-2-3-4-1-6-9-8-7- centre. Le rythme de ce parcours est trés différent de celui des labyrinthes 3, 5 et 7. Le 7 clôt bien un cycle. Un nouveau s’ouvre à nous…. à suivre !

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Stage niveau 1 édition 2026 en Auvergne !

Après les 3 premières éditions de ce stage de 3 jours de méditation avec les labyrinthes en Bretagne, j’organise cette année le niveau 1 en Auvergne ! Dans mon propre gîte qui dispose d’une grande salle et de 10 couchages.

Gite la mater

Prés du lieu du stage, j’ai réalisé un labyrinthe à 3 circonvolutions et 1 labyrinthe à 5 circonvolutions et un 7 est prévu pour le stage. Ces labyrinthes ont été créés au sein d’un projet collectif de forêt-jardin, de quoi mettre de bonnes ondes !

C’est une belle opportunité pour prendre un temps pour soi, souffler, faire le point, et surtout découvrir un outil qui nous aide toute la vie ! Gestion des émotions, introspection, connexion au monde, soigner ses blessures, travailler la concentration et la pleine conscience, entrainer son mental, … les labyrinthes sont le terrain de sport de votre esprit !

Pour rappel, pour moi les labyrinthes constituent une voie initiatique qui commence avec le labyrinthe à 3 circonvolutions, puis celui à 5 circonvolutions et enfin celui à 7 circonvolutions, celui que l’on retrouve dans toutes les civilisations depuis le néolithique ! Ces labyrinthes sont déterminés par la méthode ancestrale de dessin : la croix, les équerres et les points.

A chaque niveau de stage, nous travaillons les 3 labyrinthes, un labyrinthe par jour :

  • jour 1 : le labyrinthe 3 ;
  • jour 2 : le labyrinthe 5 ;
  • jour 3 : le labyrinthe 7.

Chaque niveau correspond une intensité d’exploration :

  • niveau 1 : découverte et initiation
  • niveau 2 : approfondissement de la pratique
  • niveau 3 : autonomisation de la pratique

Chaque labyrinthe, de par le parcours qu’il propose et la symbolique associée, présente des vertus particulières ou une « médecine » particulière :

  • labyrinthe à 3 circonvolutions : le soin à soi ou « Connais toi, toi-même… »
  • labyrinthe à 5 circonvolutions : l’ouverture à plus grand que soi ou « … et tu connaitras le monde … »
  • labyrinthe à 7 circonvolutions : l’expérience mystique ou « … et les dieux… »

Pour s’inscrire au stage niveau 1 édition 2026 en Auvergne, c’est par là : https://www.helloasso.com/associations/matercoop/evenements/stage-mediter-avec-les-labyrinthes-niveau-1-2026

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Tout savoir sur … le mental / état d’esprit

L’état d’esprit, concept fondamental en psychologie, désigne les cadres cognitifs qui influencent les perceptions, les émotions et les comportements des individus. Cet article explore les déterminants de l’état d’esprit, sa catégorisation en orientations fixes et dynamiques, ainsi que des stratégies fondées sur des preuves scientifiques pour en assurer la maîtrise. En synthétisant des recherches issues des perspectives cognitives, sociales et neurosciences, cet article offre une vue d’ensemble de la formation, de la classification et du développement intentionnel de l’état d’esprit pour améliorer le bien-être et la performance.

L’état d’esprit est un concept psychologique clé qui détermine comment les individus interprètent et réagissent aux défis, aux échecs et aux opportunités. Popularisé par Carol Dweck (2006), ce concept a évolué pour englober une compréhension plus large de la flexibilité cognitive, de la régulation émotionnelle et de l’adaptation comportementale. Cet article examine les facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux qui déterminent l’état d’esprit, le catégorise en formes principales et présente des stratégies concrètes pour en assurer la maîtrise.

Déterminants de l’État d’Esprit

Facteurs Biologiques

L’état d’esprit est profondément ancré dans la neurobiologie. Les neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la dopamine et le cortisol jouent un rôle crucial dans la formation des réponses émotionnelles et des schémas cognitifs. Par exemple, un déséquilibre de la sérotonine est souvent associé à des états dépressifs, tandis que la dopamine influence la motivation et la recherche de récompense (Schultz, 2016). De plus, des prédispositions génétiques peuvent rendre une personne plus vulnérable au stress, à l’anxiété ou, au contraire, plus résiliente (Caspi et al., 2003). Les recherches en épigénétique suggèrent également que les interactions environnementales peuvent modifier l’expression des gènes, influençant ainsi l’état d’esprit au fil du temps (Meaney, 2010).

Facteurs Psychologiques

Les schémas cognitifs — des croyances profondes sur soi-même et le monde — influencent fortement l’état d’esprit. Selon la théorie cognitive d’Aaron Beck (1976), les pensées automatiques et les croyances centrales façonnent les réponses émotionnelles et comportementales. Par exemple, une personne qui croit « Je ne suis pas capable de réussir » peut développer un état d’esprit fixe, évitant les défis pour ne pas échouer. À l’inverse, ceux qui perçoivent l’intelligence comme malléable sont plus enclins à adopter des comportements orientés vers la croissance.

Les expériences passées jouent également un rôle clé dans la formation de l’état d’esprit. Les traumatismes, les échecs répétés ou les succès précoces peuvent créer des schémas cognitifs durables. Le concept d’auto-efficacité de Bandura (1977) montre comment les réalisations ou les échecs antérieurs influencent la confiance d’un individu dans sa capacité à surmonter les obstacles futurs.

Facteurs Environnementaux

Le contexte social et culturel dans lequel évolue un individu façonne également son état d’esprit. La dynamique familiale, les systèmes éducatifs et les normes sociétales peuvent soit favoriser la résilience, soit renforcer des croyances limitantes. Par exemple, les cultures qui valorisent l’effort et la persévérance tendent à cultiver des états d’esprit dynamiques, tandis que celles qui privilégient le talent inné peuvent perpétuer des états d’esprit fixes (Dweck, 2006). Les facteurs de stress externes, tels que la pression professionnelle ou l’instabilité économique, peuvent également modifier l’état d’esprit en déclenchant des mécanismes d’adaptation ou de maladaptation (Lazarus et Folkman, 1984).

CatégorieFacteursImpact sur l’État d’Esprit
BiologiqueNeurotransmetteurs, génétiqueInfluence la régulation émotionnelle et la flexibilité cognitive
PsychologiqueSchémas cognitifs, expériences passéesFaçonne les perceptions de ses propres capacités et de son potentiel
EnvironnementalSoutien social, normes culturellesRenforce ou remet en question les croyances concernant la croissance et le potentiel

Catégorisation de l’État d’Esprit

État d’Esprit Fixe vs. Dynamique

Les travaux de Dweck (2006) distinguent deux types d’états d’esprit :

  • État d’esprit fixe : Les individus croient que leurs capacités sont statiques et immuables. Cela conduit à l’évitement des défis, à la peur de l’échec et à une tendance à stagner dans le développement des compétences.
  • État d’esprit dynamique : Les individus perçoivent leurs capacités comme pouvant se développer grâce à l’effort et à l’apprentissage. Cela favorise la résilience, l’amour des défis et l’amélioration continue.

Autres Catégorisations

Au-delà du cadre de Dweck, les états d’esprit peuvent être classés selon d’autres critères :

  • Optimisme vs. pessimisme (Seligman, 1990) : Les individus optimistes interprètent les échecs comme temporaires et surmontables, tandis que les pessimistes les perçoivent comme permanents et paralysants.
  • Orientation vers la performance vs. l’apprentissage (Dweck et Leggett, 1988) : Un état d’esprit axé sur la performance cherche à valider ses capacités, tandis qu’un état d’esprit axé sur l’apprentissage privilégie l’acquisition de compétences et la maîtrise.
Type d’État d’EspritCaractéristiquesRésultats Comportementaux
FixeCroyance en des capacités innées et immuablesÉvitement des défis, peur de l’échec
DynamiqueCroyance en la capacité de développementAcceptation des défis, persévérance, amélioration des compétences
OptimisteInterprétation positive des échecsRésilience accrue, résolution proactive de problèmes
PessimisteInterprétation négative des échecsPassivité, évitement, stress accru
Orientation PerformanceRecherche de validation externeAnxiété, peur du jugement
Orientation ApprentissagePriorité à la croissance personnelle et à la maîtriseCuriosité, expérimentation, succès à long terme

Maîtriser son État d’Esprit : Stratégies Fondées sur des Preuves

Techniques Cognitives

Les stratégies cognitivo-comportementales, comme la restructuration cognitive, aident les individus à identifier et à reformuler leurs croyances limitantes. Par exemple, remplacer « Je n’y arrive pas » par « Je peux m’améliorer avec la pratique » permet de passer d’un état d’esprit fixe à un état d’esprit dynamique. Les pratiques de pleine conscience, comme la méditation, améliorent également la régulation émotionnelle et réduisent le stress (Kabat-Zinn, 1990).

Stratégies Comportementales

Fixer des objectifs SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes, Temporels) offre une approche structurée pour atteindre ses buts tout en renforçant un état d’esprit dynamique. De plus, l’exposition progressive aux situations redoutées, couramment utilisée dans le traitement de l’anxiété, renforce la confiance et réduit les comportements d’évitement (Foa et Kozak, 1986).

Ajustements Environnementaux

Créer un environnement favorable est essentiel pour maîtriser son état d’esprit. S’entourer d’influences positives, chercher un mentorat et minimiser les sources de stress toxiques peut favoriser une mentalité orientée vers la croissance. Des pratiques comme la tenue d’un journal de gratitude ont été associées à une amélioration du bien-être et de l’optimisme (Emmons et McCullough, 2003).

Développement de la Résilience

La résilience — la capacité à se remettre des adversités — est une composante clé de la maîtrise de l’état d’esprit. Les stratégies incluent :

  • Apprendre de l’échec : Analyser les erreurs comme des opportunités de croissance.
  • Auto-compassion : Se traiter avec bienveillance lors des revers (Neff, 2003).
  • Neuroplasticité : S’engager dans un apprentissage tout au long de la vie pour modifier physiquement le cerveau et favoriser l’adaptabilité (Doidge, 2007).
StratégieApplicationRésultat
Restructuration CognitiveReformulation des pensées négativesAmélioration de la résolution de problèmes, réduction de l’anxiété
Objectifs SMARTFixation d’objectifs clairs et réalisablesMotivation accrue, sentiment de contrôle
Pleine ConscienceMéditation, respiration profondeMeilleure régulation émotionnelle, réduction du stress
Journal de GratitudeRéflexion quotidienne sur les expériences positivesOptimisme accru, satisfaction accrue dans la vie
Thérapie d’ExpositionConfrontation progressive aux peursRéduction de l’évitement, confiance accrue

L’état d’esprit est un construit dynamique et malléable, influencé par des facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. En comprenant ses déterminants et ses catégorisations, les individus peuvent intentionnellement cultiver un état d’esprit dynamique et résilient. Les stratégies présentées dans cet article — restructuration cognitive, fixation d’objectifs, ajustements environnementaux et développement de la résilience — offrent des voies pratiques pour maîtriser son état d’esprit. Des recherches futures pourraient explorer les effets à long terme des interventions sur l’état d’esprit dans divers contextes et populations.

Références

  • Beck, A. T. (1976). Cognitive Therapy and the Emotional Disorders. Meridian.
  • Dweck, C. S. (2006). Mindset: The New Psychology of Success. Random House.
  • Kabat-Zinn, J. (1990). Full Catastrophe Living. Delacorte.
  • Seligman, M. E. P. (1990). Learned Optimism. Knopf.
  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a Unifying Theory of Behavioral Change. Psychological Review.
  • Emmons, R. A., & McCullough, M. E. (2003). Counting Blessings Versus Burdens. Journal of Personality and Social Psychology.
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Labyrinthes en Scandinavie

Traduction libre de l’article du Musée de Piteå.

Labyrinter | Kulturmiljö vid Norrbottens museum

Labyrinthes

Publié le 9 avril 2020

En 2015, le musée de Piteå et l’artiste Sture Berglund, né à Piteå, ont collaboré sur un sujet assez bien connu de la plupart des personnes qui ont visité l’une des îles de l’archipel de Norrbotten ou Västerbotten : les labyrinthes.

Sture Berglund a passé une grande partie de son enfance et de sa jeunesse dans la partie nord de la municipalité de Piteå, principalement à Bertnäs et Granön. C’est là qu’il a été fasciné par le labyrinthe d’Orrskär dès son plus jeune âge, et ce motif l’a suivi tant dans son art que dans ses propres recherches.

L’une des missions du musée de Piteå est de diffuser des connaissances sur les phénomènes locaux et l’histoire locale, à la fois auprès des citoyens locaux et des visiteurs. Les labyrinthes ont une histoire longue et intéressante et constituaient donc un excellent sujet d’exposition. Cette exposition a ensuite été présentée au musée de Tornedalens et au musée de Vaasa en Finlande, ainsi qu’au musée du bateau de Piteå. Elle a également servi de base à un article paru dans Bottniska studier 5 : Jungfrudanser – Myt och verklighet (2018 Ed. Roger Jacobsson) Le texte du blog est un extrait du texte original de l’exposition. Mais commençons par les propres mots de Sture Berglund :

Villes labyrinthes au nord

La région côtière du golfe de Botnie abrite l’un de nos plus anciens symboles picturaux : le labyrinthe classique. La région présente une concentration unique de ces formations rocheuses ; nulle part ailleurs dans le monde on ne trouve autant de labyrinthes classiques. Tout aussi fascinant que le nombre de labyrinthes, c’est le tracé de la promenade qui va de la Méditerranée au golfe de Botnie.

Le labyrinthe classique est né dans l’est de la Méditerranée il y a environ 4 000 ans, dès l’âge du bronze, où on le trouve sous forme de gravures rupestres, de mosaïques dans les bâtiments, d’images sur les pièces de monnaie et sur les poteries. La date la plus ancienne confirmée est celle de l’île grecque de Pylos, en 1200 av. D’autres sites intéressants se trouvent en Indonésie, dans l’actuelle Éthiopie, ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud. En Europe, on trouve des labyrinthes en France, en Allemagne, en Angleterre, dans les pays nordiques et dans les États baltes. La caractéristique fondamentale du labyrinthe, l’ordre labyrinthique inhérent, a toujours été considérée comme étant de nature architecturale et a donc été perçue très tôt comme l’image d’une ville ou d’une forteresse de conte de fées. C’est pourquoi la forme du labyrinthe apparaît très tôt sous des noms tels que Trojeborg, Trinteborg, Trelleborg, Rundborgestad et Viborgska stan.

La Suède possède le plus grand nombre de labyrinthes au monde – environ 300, dont un peu plus de 100 se trouvent sur la côte entre l’archipel d’Haparanda et Bjuröklubb, au sud de Skellefteå. La plupart d’entre eux sont ou ont été liés à la plage. Si l’on inclut le nord du Kvarken et la côte finlandaise entre Tornio et Vaasa, le nombre de labyrinthes connus augmente considérablement, et de nouvelles appellations et formes de noms passionnantes apparaissent, par exemple Jungfrudans, Ringdans, Nunnehägnad et Jättehägn.

De nombreux labyrinthes du paysage naturel et culturel de Bottnian sont apparemment construits dans des endroits délibérément « favorables », c’est-à-dire sur des pentes orientées vers l’est et la mer. Dans de nombreux cas, l’entrée du labyrinthe est orientée vers le lever du soleil. La proximité des villages de pêcheurs et des maisons individuelles est dans la plupart des cas tangible.

Haparanda Sandskär, Rödkallen, Stor-Räbben et Bjuröklubb ne sont que quelques-uns des nombreux endroits où les labyrinthes se sentent présents et améliorent l’expérience du paysage.

Sture Berglund

Le labyrinthe classique

La figure du labyrinthe classique est un symbole pictural très ancien qui a probablement vu le jour dans les régions méditerranéennes à l’âge du bronze, vers 2 000 av. Les meilleurs exemples se trouvent sur des pièces de monnaie trouvées dans le palais de Cnossos, sur l’île grecque de Crète. C’est pourquoi le labyrinthe classique est souvent qualifié de « crétois ». Il est de forme très régulière et, malgré sa forme sinueuse, il conduit par un seul chemin de l’entrée au centre.

Cette figure de labyrinthe a ensuite emprunté des routes inconnues, de la Méditerranée au Moyen-Orient, à la Perse, à l’Inde et à l’Indonésie, en passant par l’Europe centrale et méridionale, la Scandinavie et les îles britanniques. Il est probable que le symbole du labyrinthe ait atteint la Scandinavie dès l’âge du fer, vers 500 av. Cependant, il n’était pas connu en Chine et au Japon à une époque antérieure.

Dans l’Empire romain, les mosaïques de labyrinthes étaient courantes. Les labyrinthes carrés ou ronds étaient souvent entourés d’images de murs de ville, et une théorie veut que ces mosaïques aient servi de symboles de protection pour la ville. Autrefois, les labyrinthes étaient également appelés « châteaux troyens », probablement en référence à l’ancienne ville imprenable de Troie.

Le symbole du labyrinthe se retrouve également dans les anciennes cultures indigènes du double continent américain, le plus souvent dans une variante carrée. Il est très probable qu’il soit apparu dans cette région indépendamment des labyrinthes européens. L’idée est donc assez universelle.

Le symbolisme et l’utilisation du labyrinthe

Partout dans le monde, les labyrinthes sont conçus de la même manière : avec une croix centrale, l’entrée généralement orientée vers l’ouest et souvent avec sept tours du chemin. Le chiffre sept était et reste un chiffre sacré dans de nombreuses religions et cultures : sept jours de la semaine, sept planètes, sept couleurs de l’arc-en-ciel – sept tours du labyrinthe.

Il existe de nombreuses théories sur l’utilisation originelle des labyrinthes : rituels liés à la vie et à la mort, chance à la chasse et à la pêche, protection contre les forces du mal, etc. Cependant, la théorie la plus répandue est celle de la fertilité et des semailles de printemps. Le dénominateur commun semble avoir été le magique et le mystique. Une théorie relie le labyrinthe au culte de la mère, où une femme était secourue au centre du labyrinthe après l’obscurité et le froid de l’hiver. Une fois la déesse de la terre sauvée au prix de grands efforts et réunie avec le dieu du ciel, le printemps et la vie pouvaient revenir. Les labyrinthes sont également associés à des prêtresses féminines dans le cadre du culte de la mère. Il est clair que les cultures anciennes étaient basées sur le culte des femmes, contrairement à nos sociétés patriarcales plus récentes.

Propagation

Le labyrinthe s’est répandu assez rapidement en Europe et a été adopté et incorporé dans les différentes cultures, peut-être pour sa polyvalence, peut-être pour son mysticisme. En Allemagne et au Danemark, ils étaient souvent construits en tourbe et en terre, tandis qu’en Suède et en Finlande, ils étaient construits en pierres, ce qui explique peut-être pourquoi il y a tant de labyrinthes préservés dans ces pays. En fait, les côtes suédoises et finlandaises du golfe de Botnie présentent la plus forte concentration de labyrinthes classiques au monde. En Finlande et en Estonie, la présence de labyrinthes suit l’ancienne colonisation suédoise et se termine à l’est, à peu près là où la colonisation s’est arrêtée. Un lien est trop évident pour être ignoré : les labyrinthes sont arrivés dans la région avec les colons suédois.

Les labyrinthes trouvés dans le nord de la Norvège ont probablement été construits par les Samis, car les labyrinthes norvégiens se trouvent dans l’actuel Bohuslän ou près d’Oslo. Les quelques labyrinthes trouvés sur la péninsule de Kola, au bord de l’océan Arctique, seraient également d’origine sami, car il n’existe aucune tradition de pose de labyrinthes dans l’histoire de la Russie. Le symbole du labyrinthe semble donc avoir été transmis par les Suédois et les Finlandais aux Samis.

L’Église catholique et le labyrinthe

Au Moyen Âge, l’Église a adopté le labyrinthe comme symbole, mais sous une forme plus complexe. Le motif, présenté sous forme de labyrinthes circulaires ou polygonaux en pierre, pouvait symboliser la vie et la mort et nous savons qu’ils étaient utilisés dans les premières cérémonies de l’Église, y compris comme métaphore des pèlerinages.

Les labyrinthes d’église étaient les plus courants dans les cathédrales gothiques, en particulier en France et en Allemagne. Ils étaient souvent tracés dans un grand format, d’environ 10 à 12 mètres de diamètre. Cependant, la plupart des labyrinthes ont été détruits par l’usure, le sabotage et les travaux de rénovation, et il n’en reste que quelques-uns aujourd’hui. Les labyrinthes d’église les plus célèbres se trouvent dans les cathédrales d’Amiens, de Bayeux et de Chartres. Chartres, en particulier, est un lieu de culte très ancien où l’on vénérait une déesse mère bien avant notre ère. Le labyrinthe de la cathédrale est très probablement issu de cet ancien culte maternel. C’est une façon d’assimiler une tradition plutôt que de la concurrencer.

Les labyrinthes de gazon britanniques sont clairement apparentés aux labyrinthes d’église français et sont susceptibles d’avoir été utilisés dans des rituels celtiques et chrétiens. Shakespeare les mentionne dans sa pièce « Le songe d’une nuit d’été ». Malheureusement, au fil des ans, ils ont repoussé et disparu et il n’en reste aujourd’hui que quelques-uns.

Labyrinthes en Suède

La Suède est unique au monde : elle possède plus de 300 labyrinthes classiques préservés et documentés. Leur origine est inconnue, mais ils sont bien plus anciens que, par exemple, le christianisme ou l’athéisme. Certains d’entre eux pourraient avoir près de 1 500 ans. Plus d’un tiers d’entre eux se trouvent dans la région côtière de Norrbotten. Lorsque le labyrinthe a atteint la Scandinavie, il avait déjà commencé à jouer son rôle dans la région méditerranéenne.

Dans le sud et le centre de la Suède, les labyrinthes se répartissent de manière assez éparse, généralement liés aux plus anciens établissements centraux, à Mälardalen, sur la côte ouest et à Gotland. Le long de la côte du Norrland, en revanche, ils sont à la fois nombreux et communs. Le nombre de labyrinthes augmente quelque peu après la christianisation de la Suède (années 800-1200). Mais au lieu d’être situés au centre des communautés, ils ont été déplacés dans des endroits isolés et cachés : leur ancienne magie a cessé d’être commune et est devenue l’apanage d’un petit nombre. Les labyrinthes sont souvent appelés « Trojeborgar » ou « Trelleborgar » dans les sources anciennes. Le nom remonte apparemment à l’ancienne ville de Troie, dans la Grèce antique, qui aurait eu une conception labyrinthique ou en spirale – sûre et impossible à pénétrer.

Labyrinthes dans le Norrbotten

Il existe plusieurs labyrinthes et autres vestiges anciens dans les régions côtières du Norrbotten et du Västerbotten. Ils sont généralement situés à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui signifie qu’ils sont soupçonnés d’avoir moins de mille ans, suite au soulèvement du sol. La plupart datent du 15e au 19e siècle, mais quelques-uns sont beaucoup plus anciens, peut-être même du 8e siècle. Les labyrinthes sont présents le long de la côte, mais ils sont nettement plus fréquents sur les îles des archipels. Sur les 158 labyrinthes du Norrland supérieur, 128 sont situés sur des îles.

De nombreux labyrinthes sont situés à proximité de villages de pêcheurs et de terrains vagues – d’anciennes fondations de maisons primitives. On y trouve parfois des roses des vents pavées. Elles servaient vraisemblablement de simples indicateurs de direction, avec huit points cardinaux marqués. Il est peu probable que les labyrinthes aient servi uniquement à l’amusement, car ils sont trop soigneusement aménagés pour cela. L’amusement ne devrait pas prendre du temps important sur le travail de subsistance. Les labyrinthes semblent donc avoir eu une fonction très importante. Dans le Norrbotten, les traditions entourant les labyrinthes ont été maintenues jusqu’au début des années 1900, avec des rites à la mi-été, par exemple. Mais ce qui était à l’origine des coutumes très sérieuses s’est transformé au fil du temps en jeux innocents.

Le long de la côte sud du Norrland, les labyrinthes sont parfois appelés « châteaux russes ». Il est toutefois peu probable que les Russes en soient à l’origine, car il n’existe pas de tradition de labyrinthes en Russie. Ce nom illustre la tendance à rejeter sur les étrangers la responsabilité des formations rocheuses inconnues et étranges.

Labyrinthes à Piteå

Piteå possède de nombreux labyrinthes dans l’archipel : sur les îles et le long de la côte. Les pêcheurs s’en servaient pour piéger les vents défavorables et enfermer les mauvaises herbes qui auraient gâché la pêche. Les chasseurs les utilisaient pour les chasses chanceuses. On dit que les bergers les utilisaient pour attacher la craie au site et éloigner les prédateurs et la légende dit que les jeunes filles les utilisaient à la mi-été pour se trouver un jeune mari.

Les labyrinthes étaient souvent un peu éloignés des communautés, cachés du monde extérieur. Mais à proximité des villages de pêcheurs, ils sont assez ouverts, ce qui peut indiquer qu’ils étaient souvent utilisés. Ils étaient probablement considérés comme importants dans la vie quotidienne. Leur taille varie de cinq à quinze mètres de diamètre. De même, le nombre de remparts, ou tours, varie de sept à douze. Leur taille suggère qu’ils ont été construits et utilisés par de nombreuses personnes. Tout au long de l’histoire, dans de nombreux pays, l’entrée est généralement située à l’ouest, mais à Piteå, l’emplacement de l’entrée varie entre tous les points cardinaux. C’est peut-être pour que le labyrinthe soit soumis à toutes sortes de vents.

Les labyrinthes sont souvent difficiles à repérer ; beaucoup sont endommagés ou envahis par la végétation. De plus, ils sont construits en galets dans des champs de galets, ce qui signifie qu’ils se confondent avec le sol.

Högberget

Au sommet du Högberget, à Jävre, se trouvent un labyrinthe et un cairn de pierre. Ils sont probablement très anciens, d’une part en raison de leur état et d’autre part en raison de la hauteur à laquelle ils se trouvent. S’ils peuvent être datés sur la base du soulèvement du sol, ils ont probablement été posés au début de l’âge viking ; il s’agirait alors du plus ancien labyrinthe de Piteå. Il possède dix remparts et est malheureusement très endommagé. Il existe également une autre formation labyrinthique, quelque peu maladroite, qui a probablement été mise en place beaucoup plus tard, peut-être au début des années 1900.

Jävreholmen

En 1927, R. Åkerström, qui a inventorié les labyrinthes de l’archipel de Piteå, indique que « les pêcheurs locaux peuvent indiquer deux labyrinthes sur Jävreholmen ». D’après les écrits, ils s’appelaient Rundborgestan. Il s’agit peut-être d’un dérivé des termes plus courants de Trojeborg ou Trelleborg.

Jävre Sandön

Le dernier village de pêcheurs de Jävre Sandön a été construit à la fin du XIXe siècle à Ljusörudden, au sud-ouest de l’île. Le labyrinthe aménagé à côté des cabanes de pêcheurs date de la même époque. Il a été aménagé par un pêcheur vers 1890, sur le modèle du labyrinthe de Skagsudden, au nord-ouest de l’île. Ce labyrinthe a un centre cruciforme et neuf remparts. Dans la partie sud-est de l’île, on trouve deux labyrinthes, probablement beaucoup plus anciens, et au sud-ouest de ceux-ci, des cairns provenant de fermes à levures. Ils sont situés à proximité d’une tourbière qui était autrefois un port naturel.

Les labyrinthes et les autres vestiges se trouvent à des hauteurs variables : de trois à dix mètres au-dessus du niveau de la mer. Les labyrinthes les plus proches du rivage actuel sont donc assez jeunes, tandis que les labyrinthes les plus élevés datent du 15e ou du 16e siècle. Le nombre de remparts (dix à douze) est assez important et montre également que les labyrinthes étaient probablement une préoccupation pour de nombreuses personnes. Il existe également une formation en spirale plus petite qui aurait été posée en 1967, bien qu’il soit difficile de la dater avec précision. Mais la tradition a survécu jusqu’à l’époque moderne.

Stor-Räbben

Stor-Räbben est l’île la plus haute de l’archipel de Piteå et l’une de celles qui contiennent le plus de vestiges anciens. Cela indique que l’île était un lieu important pour la pêche et la chasse dans les temps anciens. On y trouve des parcelles, des labyrinthes et un site funéraire. La plupart des sites archéologiques sont situés à une altitude de 10 à 20 mètres au-dessus du niveau de la mer. Lors d’un inventaire réalisé dans les années 1980, il a été constaté que les vestiges datent de trois périodes différentes : la période des migrations, l’âge des Vikings et le XVIe siècle.

Il existe au moins 8 labyrinthes sur l’île, la plupart d’entre eux étant liés à des parcelles discernables ou à des cairns pour les murs de levure. Le mur de levure était un échafaudage pour suspendre les filets de pêche pour les faire sécher. Plusieurs monticules de levure rassemblés sont appelés fermes à levure.  L’un des labyrinthes a un tracé peu clair. Selon un document de 1908, les pêcheurs appelaient les labyrinthes Trinteborgar.

Orrskär

À environ 200 mètres de la rive orientale, sur une crête sablonneuse, se trouvent deux labyrinthes en bon état. Ils ont un centre cruciforme et huit remparts chacun. Selon des documents datant de 1945, il y avait un autre labyrinthe sur l’île, mais il est aujourd’hui « complètement détruit par les vaches qui broutent ». Les pêcheurs locaux nous ont également raconté que, même au début du 20e siècle, les jeunes utilisaient les labyrinthes pour leurs veillées estivales. On ne sait pas si cela renvoie aux anciens rites de fertilité ou s’il s’agit d’un jeu plus récent. Cependant, c’est l’un des derniers témoignages de Piteå qui montre que les labyrinthes étaient effectivement utilisés.

Les labyrinthes d’Orrskär étaient connus sous le nom de Viborgska stan, un nom qui fait référence au plan de l’ancienne ville finlandaise de Viborg. Selon la légende, le plan original de la ville était similaire à celui de Troie – en forme de spirale. De nombreux labyrinthes datent du 15e au 17e siècle, probablement parce que la pêche au hareng est devenue une source de revenus importante pour les habitants de la région à cette époque. Cela montre également l’importance des labyrinthes pour la pêche à cette époque.

Stenskär

L’une des plus grandes collections de labyrinthes de Piteå se trouve à Stenskär. Plusieurs inventaires en ont dénombré six, mais selon la tradition orale, il y en aurait encore plus. Cela pourrait signifier qu’ils ont disparu dans la nature en régénération – un problème qui est tout à fait évident. Sur la crête de l’île, on trouve également une rose des vents de trois mètres de diamètre. Au sud de l’actuel village de pêcheurs, on trouve également plusieurs clairières et ce qui est probablement une autre rose des vents, d’un diamètre d’environ deux mètres et demi. À l’est de celui-ci, on trouve également des cairns provenant de fermes de levure et des vestiges indistincts d’un possible village de pêcheurs plus ancien. Il est possible que certains de ces vestiges proviennent de la pêche autour de l’île au XVIe siècle.

Les labyrinthes de Stenskär sont généralement assez grands, avec jusqu’à douze monticules, mais la taille la plus courante est de sept monticules. La plupart ont un centre classique en forme de croix, mais il existe aussi des variantes avec des centres en forme de S et des spirales. Le labyrinthe le mieux préservé se trouve juste à côté de la tour d’observation et est probablement celui que la plupart des habitants de Piteå connaissent ou avec lequel ils sont en contact. Juste au sud et au sud-est de ce labyrinthe, on trouve deux labyrinthes légèrement plus petits qui ont été posés en 1942, preuve supplémentaire que la tradition s’est perpétuée jusqu’à nos jours.

Kluntarna

Presque au centre de Kluntarna, sur une haute crête de galets, se trouvent deux labyrinthes. Le premier est clair, avec onze remparts, le second est à peine discernable car sa forme est quelque peu irrégulière et certaines parties sont envahies par la végétation. Juste au sud des labyrinthes se trouve également une rose des vents en bon état, d’un diamètre d’environ deux mètres et demi. On signale également l’existence d’un autre labyrinthe sur l’île, mais il n’a pas encore été retrouvé. Il est possible qu’il soit détruit ou tellement envahi par la végétation qu’il ne soit plus visible.

Les labyrinthes des Clunisiens ne font pas l’objet de beaucoup d’écrits ou de discussions. L’absence même d’informations enregistrées sur les labyrinthes suggère un lien avec la magie, quelque chose de secret qui, s’il était connu, perdrait son pouvoir. Sur Kluntarna, les derniers villages de pêcheurs sont si bas au-dessus du niveau de la mer que les sites ne pouvaient guère être utiles au XVIe siècle. Ici, les labyrinthes peuvent donner des indices sur l’emplacement d’anciens villages de pêcheurs sur les îles.

Vargön

Le labyrinthe de Vargön est situé sur une crête sablonneuse avec des galets, à environ 150 mètres au sud-est de la cabane du pêcheur de Laxskäret, et comme beaucoup de labyrinthes de Stor-Räbben, il est difficile à découvrir en raison de l’excès de gazon. Il a également été quelque peu endommagé au fil du temps et le motif est en partie indistinct. Il est très probable qu’il comporte 8 monticules et que son diamètre soit assez petit.

Klementen

L’île abrite un cairn et un labyrinthe. Ils sont situés à environ huit mètres au-dessus du niveau de la mer. Il est clair qu’ils ont été construits à peu près en même temps. Cela suggère que les labyrinthes étaient très importants dans la vie quotidienne et qu’ils étaient présents dans le folklore. Peut-être le labyrinthe était-il considéré comme aussi important qu’un temple ? Des documents datant de 1927 font état d’autres labyrinthes, mais ils n’ont pas été retrouvés.

Plus d’îles – plus de labyrinthes

Des labyrinthes, des clairières, des cairns et d’autres vestiges anciens se trouvent également sur d’autres îles de l’archipel de Piteå. Dans de nombreux cas, le problème des labyrinthes est qu’ils n’ont pas été entretenus depuis longtemps, car les villages de pêcheurs ont cessé d’être utilisés et ont donc disparu dans la nature. En outre, les formations peuvent être affectées par la glace et la neige et leur forme et leur position peuvent changer au fil du temps.

Lorsque les villages de pêcheurs sont transformés en zones de villégiature, les gens reviennent, mais les labyrinthes ne sont plus visibles, ce qui signifie que de nombreuses personnes marchent directement dessus, sans se rendre compte de leur présence. Cependant, une rose des vents a été trouvée sur Tyskärsudden à Mellerstön en 1991. Sur Stor-Renörarna, des formations ont également été trouvées relativement récemment. Espérons que les visiteurs attentifs pourront trouver certains des labyrinthes perdus dont on parle tant.

Sture Berglund, l’artiste

Emeli Elfving et Morgan Stenberg au musée de Piteå.

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Projet de société initiatique du labyrinthe

3, 5, 7 … tiens, tiens, …

Depuis que j’ai découvert les labyrinthes, il y a maintenant une quinzaine d’année au moment où j’écris, je suis convaincu de leur caractère initiatique. D’abord par mon expérience vécue en leur sein, par les écrits des autres « chercheurs » et enfin par la géométrie et la méthode de dessin.

La méthode ancestrale de dessin, celle utilisée dès le néolithique avec une croix, des équerres et des points, je l’ai décrite dans plusieurs articles, vidéo, etc … (voir l’article). Le 1er labyrinthe que cette méthode permet de tracer est le labyrinthe à 3 circonvolutions ; le 2eme labyrinthe que cette méthode permet de tracer, c’est le labyrinthe à 5 circonvolutions ; le 3ème labyrinthe que cette méthode permet de tracer c’est le labyrinthe à 7 circonvolutions ; etc …

3, 5, 7 ce sont des chiffres symboliques que l’on retrouve dans les grades ou degrés de sociétés initiatiques :

  • 3 : Apprenti
  • 5 : Compagnon
  • 7 : Maître

La quête est donc toute trouvée : (re-)constituer une société initiatique avec ces labyrinthes pour retrouver « la parole perdue ».

Car si les labyrinthes sont utilisés depuis au moins le néolithique par l’Humanité pour ses activités spirituelles, aucun écrit, aucune tradition orale ne nous est parvenue à travers les âges. C’est donc par l’expérience et par recherche que nous pourrons ensemble, rassembler ce qui est épars et reconstituer l’enseignement spirituel des labyrinthes.

Voilà l’objet de cette idée de société initiatique des labyrinthes : rassembler les « cherchants » souhaitant travailler spirituellement avec et sur les labyrinthes pour mener la quête de la Parole Perdue. Et bien sûr vulgariser les bribes d’enseignement découvertes pour éclairer l’Humanité et l’accompagner dans son évolution vers la Sagesse, seule issue possible pour vivre en harmonie avec le reste de la Création.

C’est une secte ?

Evidemment, non.

Une secte, c’est facile d’entrer et c’est difficile d’en sortir. Elle est exclusive (peuple élu, …) Elle manipule les adeptes en élevant des croyances au rang de vérités, elle cherche la domination des esprits pour capter du capital matériel (argent, biens, …).

Ce projet est strictement l’opposé d’une secte :
Il serait « difficile » d’y entrer et facile d’en sortir. Le fonctionnement serait collégial. Le but serait l’élévation matérielle, intellectuelle et spirituelle de toute l’Humanité et non quelques « élus ». La quête serait de travailler humblement avec les labyrinthes pour en comprendre la médecine, le fonctionnement, l’enseignement, l’histoire, etc …
Le travail de cette société serait basé sur les recherches personnelles de chacun (empirique et théorique), mises en commun au cours de cérémonies ritualisées.

Cette société serait l’instrument de chacun pour mener sa propre quête vers la connaissance de soi, la maîtrise de soi et le cheminement vers la sagesse et l’instrument du collectif pour partager et reconstituer la parole perdue des labyrinthes. Le Un dans le Tout, le Tout dans le Un.

Elle serait constituée de 3 grades initiatiques+ 1 grade administratif :

  • grade d’apprenti : labyrinthe à 3 circonvolutions
  • grade de compagnon : labyrinthe à 5 circonvolutions
  • grade de maître : labyrinthe à 7 circonvolutions
  • grade administratif pour diriger la société initiatique

Un rituel autour du labyrinthe

Pour ce mettre en condition, pour célébrer, pour donner de l’importance et de la valeur symbolique à des choses ou des évènements, l’Homme a besoin de rituels. Ces rituels ne sont ni magique ni superstition, ils sont le ciment d’un collectif et un outil de travail individuel et collectif pour parfaire son humanité.

La première œuvre de cette société sera de constituer un rituel basé sur le labyrinthe et servant l’esprit et la quête de la société initiatique.

J’aimerai construire ce projet avec d’autres, si vous êtes intéressés et / ou volontaire, vous pouvez m’envoyer une lettre de motivation à cette adresse : leselixirsdulabyrinthe(at)gmail.com

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Stages 2025 « La voie initiatique des labyrinthes » : niveau 1 et niveau 2 ! (nouveau)

Après l’édition 2023 et 2024 du niveau 1, en 2025, j’ouvre le niveau 2 et j’en profite pour refaire une cession du niveau 1. Ces 2 premières éditions du niveau 1 ont été concluantes ! La progression est magique et de belles transformations et de prises de conscience ont eu lieu dans les labyrinthes !

C’est une belle opportunité pour prendre un temps pour soi, souffler, faire le point, et surtout découvrir un outil qui nous aide toute la vie ! Gestion des émotions, introspection, connexion au monde, soigner ses blessures, travailler la concentration et la pleine conscience, entrainer son mental, … les labyrinthes sont le terrain de sport de votre esprit !

Pour rappel, pour moi les labyrinthes constituent une voie initiatique qui commence avec le labyrinthe à 3 circonvolutions, puis celui à 5 circonvolutions et enfin celui à 7 circonvolutions, celui que l’on retrouve dans toutes les civilisations depuis le néolithique ! Ces labyrinthes sont déterminés par la méthode ancestrale de dessin : la croix, les équerres et les points.

A chaque niveau de stage, nous travaillons les 3 labyrinthes, un labyrinthe par jour :

  • jour 1 : le labyrinthe 3 ;
  • jour 2 : le labyrinthe 5 ;
  • jour 3 : le labyrinthe 7.

Chaque niveau correspond une intensité d’exploration :

  • niveau 1 : découverte et initiation
  • niveau 2 : approfondissement de la pratique
  • niveau 3 : autonomisation de la pratique

Chaque labyrinthe, de par le parcours qu’il propose et la symbolique associée, présente des vertus particulières ou une « médecine » particulière :

  • labyrinthe à 3 circonvolutions : le soin à soi ou « Connais toi, toi-même… »
  • labyrinthe à 5 circonvolutions : l’ouverture à plus grand que soi ou « … et tu connaitras le monde … »
  • labyrinthe à 7 circonvolutions : l’expérience mystique ou « … et les dieux… »

Pour en savoir plus et s’inscrire au stage niveau 1 : https://www.helloasso.com/associations/matercoop/evenements/stage-3-jours-meditation-cheminer-en-soi-avec-les-labyrinthes-2025

Pour en savoir plus et s’inscrire au stage niveau 2 : https://www.helloasso.com/associations/matercoop/evenements/stage-initiation-aux-labyrinthes-niveau-2-edition-2025

Et cette année, une nouvelle possibilité s’offre à vous ! Vous pouvez en 3 fois sans frais !

Comme l’année dernière, vous pouvez annuler votre inscription gratuitement jusqu’à 30 jours avant le début du stage, profitez-en : prenez votre place maintenant !

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Je prends soin de moi !

Ça y est, je la lance !

🎁J’offre ma méthode au monde !

Ça fait un moment que j’y pense, que je la teste !

Ça fait même + de 30 ans que je cherche !

On est tous coincé entre nos envies et la raison, entre nos pulsions et nos objectifs.

Bien sûr il ne faudrait pas se coucher si tard mais c’est quand même cool de continuer cette série Netflix …

Bien sûr c’est pas raisonnable de se resservir de ce succulent Saint Nectaire mais c’est tellement bon et on ne vit qu’une fois !

Bien sûr le 3eme verre est de trop mais j’ai trop besoin de me détendre, de poser le cerveau…

Comment faire pour prendre soin de soi sans que la vie devienne tristement rangée ?

Voilà l’énigme que je poursuis depuis mes 15 ans !

A cet âge, j’ai perdu ma mère dans un accident de voiture. Trauma absolu pour un enfant. D’autant plus que ma mère était un modèle du genre : engagée socialement, croyante, débrouillarde, curieuse, dévouée… Tout le monde l’adorait… Il y avait du monde à son enterrement…

Bref, comme quasiment tous les ados de 15 ans, avant qu’elle ne décède, j’étais en rupture avec mes parents. Chemin normal d’une éducation basée sur l’émancipation : à 15 ans on se rebelle.

Autant dire que le terrain était propice à la culpabilité. Et j’ai fait un virage à 180°. Au lieu de tout vouloir rejeter de mes parents, j’ai choisi de garder tout ce que je pouvais de ma mère, pour la faire revivre en moi : sa foi, son engagement, son appétence intellectuelle, …

Mais elle est partie sans m’avoir expliqué comment on gère nos contradictions internes pour réussir ses rêves ?

Coincé entre l’envie de jouir sans entrave de chaque instant et contrôler sens, éthique et moralité de chaque geste ; entre folie et sagesse.

J’ai cherché tant d’années sans jamais réellement trouver. Comment mettre de la discipline sans s’interdire de vivre ? Comment rester ancré, aligné, centré en allant explorer quand même au-delà de la zone de confort ?

Certaines routines ont marché un moment puis ont été abandonnées.

Mais le temps avance. J’approche de mes 50 ans. C’est l’âge où on commence à prendre conscience que l’expérience terrestre à une fin et qu’il faut s’organiser pour réaliser ses rêves.

Je voulais devenir un sage. J’ai fait des choses pour mais j’ai gardé des habitudes qui jouent contre.

Alors il était temps pour moi de trouver la technique pour mettre un peu de discipline dans ma vie pour prendre soin de ma santé, mes relations, ma condition physique… Je connaissais des exercices de Qi Gong mais je ne les pratiquais que rarement. Je savais méditer et j’en connaissais les bienfaits mais je ne pratiquais pas quotidiennement. Sans parler des excès alimentaires, des addictions et de la procrastination…

J’ai fait comme d’habitude en pareil cas : je me suis posé et j’ai écrit des objectifs : améliorer mon sommeil, méditer tous les jours, faire des exercices de Qi Gong tous les jours. Et bien sûr, ça n’a pas tenu. J’ai failli encore une fois abandonner. Mais je me suis dit que si les objectifs étaient trop hauts, peut être je devrais commencer plus facilement. Et à force de retour-erreur, de réglage, d’adaptation, j’ai mis en place une méthode qui me convenait et que je tenais dans le temps !

Cette méthode est progressive : on a un objectif ambitieux mais on fixe des objectifs intermédiaires faciles à atteindre ! Pour monter 30 m, une échelle ou un escalier, ça peut être pratique ! Marche par marche, c’est plus facile que d’essayer vainement de sauter !

Elle est bienveillante : l’idée c’est d’avoir du succès pour se dire « je suis capable » plutôt que de laisser la petite voix toxique nous répéter « T’es nul, tu n’y arriveras pas, tu abandonnes à chaque fois… » Pas de jugement, que des encouragements. On n’arrive pas à remplir les objectifs intermédiaires ? Ce n’est pas grave, on recommence avec des objectifs + faciles ! L’important c’est le succès, grand ou petit !

Elle est simple : à l’ère du tout technologique, je suis allé naturellement vers une technologie la plus simple : papier et crayon ! La méthode c’est des fiches simples à remplir et des tableaux pour voir ses réussites !

Elle est systémique : pour que les changements s’inscrivent dans les profondeurs de notre être il est nécessaire de les appliquer dans tous les domaines de la vie ! Par exemple, si l’objectif est de perdre du poids, il ne faut pas juste faire du sport, il faut aussi un bon sommeil, une bonne alimentation et faire le nécessaire pour avoir une bonne santé.

Ma méthode, je l’ai appelée « Prends Soin De Toi »

Je l’ai faite tester auprès de ma chérie et d’amis et tous m’ont dit que c’était génial, qu’ils voyaient tout de suite l’intérêt, les effets et bénéfices !

Avec les retours, plus des lectures scientifiques sur le changement, les routines et le fonctionnement du cerveau, je l’ai encore améliorée !

Et maintenant elle est là.

Pour vous.

Elle vous attend !

Bonne nouvelle : elle est gratuite !

J’ai déjà un job, je n’ai pas besoin de ça pour vivre et les bienfaits de la méthode sont déjà « mon salaire ». La diffuser demande un peu d’argent mais je fais confiance à vos dons pour m’aider à la faire connaître !

Pour recevoir le kit de la méthode, suivez ce lien :

Programme « Prends soin de toi ! » | Les élixirs du labyrinthe

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Le véritable labyrinthe du Minotaure découvert en Crête ?

Ministère grec de la Culture : une découverte unique pour l’archéologie minoenne


Les recherches en cours au sommet de la colline de Papoura, à 494 m d’altitude. L’ensemble architectural monumental, de forme circulaire, unique pour l’archéologie minoenne, d’un diamètre d’environ 48 m. et d’une surface d’environ 1800 m². Il est situé au point le plus élevé de la colline, sur une partie du sommet de la colline qui avait été expropriée pour l’installation des systèmes de surveillance (radar) du nouvel aéroport.

Cette structure monumentale se compose de 8 anneaux de pierre superposés – d’une épaisseur moyenne de 1,40 m, avec une hauteur maximale estimée à 1,7 m – développés à différents niveaux d’altitude. Les anneaux forment un bâtiment circulaire (zone A) d’un diamètre de 15 m. au centre, avec une structure euphorique, dont l’intérieur (9 m. de diamètre) est divisé en 4 quadrants. La zone A est entourée d’une deuxième zone principale (zone B, 6,9 m de large), dans laquelle des murs radiaux coupent verticalement les anneaux des niveaux inférieurs, formant des espaces plus petits. Au fur et à mesure que la fouille progresse, une structure presque labyrinthique se révèle, car les espaces communiquent entre eux par d’étroites ouvertures. Deux entrées principales possibles vers les zones centrales ont été révélées au sud-ouest et au nord-ouest.

La principale période d’utilisation semble se situer entre (2000-1700 av. J.-C.), c’est-à-dire qu’il a probablement été fondé peu avant ou au début de la période paléopalatine (MMI-II), tandis que la présence de poteries néopalatines dans la couche de destruction indique que l’utilisation du monument s’est poursuivie pendant la période des nouveaux palais.

Afin d’évaluer les résultats et de planifier la poursuite du projet de construction de l’aéroport, une large réunion a été organisée sur le site de construction de l’aéroport en cours de construction et une autopsie a été pratiquée sur la colline avec la participation de toutes les parties concernées sous la direction de la ministre de la culture Lina Mendoni et du vice-ministre de l’infrastructure et des transports Nikos Tahiaos. Au cours de la réunion, Lina Mendoni a déclaré très clairement que les fouilles de la découverte doivent se poursuivre, afin que les excavateurs puissent l’interpréter, et bien sûr être préservées compte tenu de son caractère unique. Comme l’a souligné la ministre de la culture, il est évident que les travaux de construction de l’aéroport doivent se poursuivre sans entrave, mais la découverte doit également être protégée. C’est pourquoi il a été décidé de rechercher un autre emplacement approprié pour le radar. Les deux ministres ont convenu que l’autorité de l’aviation civile préparera et soumettra prochainement au ministère de l’aviation civile une nouvelle étude sur l’emplacement du radar.

À l’issue de l’autopsie, le ministre de la culture a déclaré ce qui suit : « Il s’agit d’une découverte unique d’un grand intérêt. Il existe des solutions pour achever l’étude archéologique du monument et le protéger complètement. Nous avons une très bonne coopération avec le ministère de l’infrastructure et des transports et avec le vice-ministre responsable, Nikos Tachias. Nous avons organisé une vaste réunion avec toutes les parties concernées – l’éphorie compétente des antiquités d’Héraklion et les directions compétentes des antiquités préhistoriques et classiques et de la restauration des monuments anciens du ministère de la culture, ainsi que les services compétents du ministère de l’infrastructure, de l’aviation civile et de l’entrepreneur – et nous avons procédé à une autopsie conjointe sur le site archéologique. La priorité de chacun d’entre nous est la protection du monument, cette découverte unique. Nous comprenons tous l’importance et la valeur du patrimoine culturel. Nous comprenons tous l’ampleur du développement de ce projet particulier, qui se déroule à Kastelli. Le projet de nouvel aéroport peut aller de l’avant et les antiquités peuvent être protégées, comme il se doit ».

Les fouilles étant encore en cours, il n’est pas possible pour l’instant de déterminer la forme originale ou la hauteur totale de la structure. La couverture de la zone centrale, comme l’indique le système de construction euphorique, était probablement en forme de cône ou de dôme. Les deux zones A et B formées par les anneaux supérieurs semblent être le principal foyer d’activité. La quantité et le type de trouvailles, ainsi que la présence d’une grande quantité d’ossements d’animaux, n’indiquent pas – jusqu’à aujourd’hui – une utilisation résidentielle permanente, mais probablement une utilisation périodique sous forme de rituels, impliquant probablement la consommation de nourriture, de vin et peut-être d’offrandes. Il s’agit du premier monument de ce type découvert et fouillé en Crète. Sa taille, sa structure architecturale et sa construction élaborée impliquent un travail considérable, une expérience spécialisée et une administration centrale forte, qui a organisé sa construction. Ce qui est certain, c’est qu’il s’agit d’une sorte de bâtiment communautaire, un point de repère pour l’ensemble de la région de Pedialis. Le fait que la structure soit monumentale et proéminente indique probablement l’importance de l’emplacement et l’étendue de la population qu’elle devait desservir.

Le plan du monument et la structure des zones et des espaces tels qu’ils ont été révélés à ce jour et l’ensemble de la construction ne sont pas exactement parallèles à d’autres bâtiments de la même période en Crète, bien que leur forme ne nous soit pas inconnue dans les ensembles architecturaux de l’âge du bronze ancien au Proche-Orient. On peut peut-être établir un parallèle avec le bâtiment MM elliptique de Chamezion, ainsi qu’avec le bâtiment cyclopéen dit circulaire du début de l’époque helladique à Tiryns. Cependant, des similitudes de construction sont également trouvées avec les tombes dites voûtées de la période pré-palatiale et paléopalatiale du sud de la Crète, dans lesquelles la zone centrale a été construite avec une construction réflexive, tandis que l’ensemble de la construction fait référence à l’Helladique ancien, mais aussi à des tumulus plus tardifs de la Grèce continentale ou à des sanctuaires circulaires plus tardifs, comme par exemple la θεσmoforia.

L’achèvement des fouilles est considéré comme nécessaire pour clarifier le caractère du monument et sa relation avec les centres de peuplement et de culte de la même période dans la région de Pedialis. La nature monumentale de la structure, ainsi que le fait qu’aucune autre structure similaire n’ait été fouillée jusqu’à présent, en font un point de repère pour le nouvel aéroport d’Héraklion.

Les fouilles pour la construction du nouvel aéroport international d’Héraklion en Crète à Kastelli dans la municipalité de Minoa Pedialis, ainsi que les routes le reliant aux routes principales de la région d’Héraklion, sont menées par l’Ephorie des antiquités d’Héraklion dans le cadre d’un protocole de coopération entre le ministère de la Culture et le ministère des Transports et de l’Infrastructure, et sont de nature à sauver des vies. Dans le cadre de ces travaux, des fouilles ont déjà été explorées et plus de 35 sites archéologiques ont été livrés pour la poursuite du projet, conformément au cadre institutionnel actuel.

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
article original : ΥΠΠΟ: Εύρημα μοναδικό για τη μινωϊκή αρχαιολογία (culture.gov.gr)

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La marche en labyrinthe : Une activité ancienne qui pourrait aider à soulager l’anxiété

traduction d’un article anglais de Norman Miller paru sur BBC

La marche dans les labyrinthes est devenue une méthode de plus en plus populaire dans le monde entier pour réduire le stress en intégrant l’esprit et le corps.

Je marche lentement dans un parc en pente douce, dans un endroit dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce que je commence à faire des recherches pour cet article. Je suis passé des centaines de fois devant ce parc situé à un kilomètre de chez moi, dans la ville côtière anglaise de Brighton & Hove, sans me rendre compte qu’il contenait un labyrinthe. Créé par l’artiste Chris Drury en 2006, il s’inspire du motif complexe d’une empreinte digitale géante de 40 mètres de large, marquée par des pierres posées à plat dans l’herbe. En me concentrant sur le chemin intérieur, j’oublie les joggeurs et les promeneurs de chiens qui m’entourent et je tombe dans un état plus contemplatif tandis que je parcours les 600 mètres et plus qui mènent au centre du labyrinthe.

Les labyrinthes sont utilisés dans le monde entier depuis des siècles pour apaiser l’esprit, soulager l’anxiété, retrouver l’équilibre de la vie, améliorer la créativité et stimuler l’intuition. Au Moyen Âge, près de 25 % des cathédrales en étaient équipées. Aujourd’hui, la marche dans les labyrinthes est devenue une méthode de plus en plus populaire dans le monde entier pour lutter contre le stress en intégrant l’esprit et le corps.

Ne confondez pas les labyrinthes avec les dédales. Les labyrinthes déconcertent les gens avec des impasses et la menace de se perdre. En revanche, les labyrinthes s’inspirent de modèles classiques qui, quelle que soit la complexité du parcours, garantissent une progression sans obstacle vers et depuis leur centre.

« Le labyrinthe est un chemin sûr dans des temps imprévisibles », explique le révérend Dr Lauren Artress, qui a fondé l’organisation à but non lucratif Veriditas en 1996 pour aider à « pimenter la planète de labyrinthes ».

Des exemples d’images classiques de labyrinthes remontent à 4 000 ans. En Europe et en Afrique du Nord, les dessins de labyrinthes apparaissent dans des gravures et des peintures rupestres, ainsi que dans des inscriptions sur des tuiles et des pièces de monnaie. En Asie, en Amérique et en Afrique du Sud, ils étaient gravés sur des rochers ou dans le sable et ornaient des paniers tressés. Outre ces racines historiques profondes, la pratique de la marche en labyrinthe peut avoir un autre attrait pour les personnes modernes occupées. Beaucoup de gens, comme moi, ont « échoué » dans la méditation assise », explique Artress. « La méditation marchée exige la même conscience intérieure.

En fait, la marche en labyrinthe a connu un regain d’intérêt ces dernières années. Depuis 2009, le premier samedi du mois de mai, des personnes de toute la planète célèbrent la Journée mondiale du labyrinthe en empruntant des chemins plus ou moins longs à travers un vaste éventail de labyrinthes qui ont fleuri dans le monde entier au cours des dernières décennies.

Le localisateur mondial de labyrinthes de la Labyrinth Society répertorie aujourd’hui quelque 6 400 labyrinthes dans plus de 90 pays.

Les labyrinthes sont créés dans des environnements très différents de celui de mon parc local. « Dans les hôpitaux et les prisons, la marche sur le labyrinthe, en tant que pratique intégrative du corps et de l’esprit, peut s’avérer vitale et curative, en plus des formes traditionnelles de traitement médical ou de conseil », explique Jocelyn Shealy McGee, professeur adjoint à l’école de travail social Diana R Garland de l’université Baylor, au Texas. « Nos recherches ont montré que la marche dans le labyrinthe peut favoriser un sentiment de paix et d’autres émotions positives, réduire le stress, cultiver l’auto-compassion et la connexion, et fournir une occasion de réfléchir sur sa vie et de lui donner un sens. Cela est dû à la combinaison d’une progression sûre vers le cœur du labyrinthe et de la nécessité de progresser lentement et de manière réfléchie en suivant les tours et les détours prévus dans le schéma.

On trouve une myriade de formes de labyrinthes historiques dans le monde entier. Des versions nordiques en pierre bordent les rives de la mer Baltique, tandis que des motifs de labyrinthes connus sous le nom de Chakra Vyuha (« Formation de la roue tournante ») sont inscrits sur les murs des temples indiens. L’art tribal amérindien comprend le motif emblématique de Tohono O’odham (« L’homme dans le labyrinthe »).

De nombreux labyrinthes s’inspirent toutefois de deux modèles classiques. Datant de plus de 3 000 ans, les labyrinthes crétois portent le nom de l’île méditerranéenne où ces formations auraient vu le jour dans la mythologie grecque. Ils sont constitués d’un seul chemin qui fait des boucles dans les deux sens pour former sept circuits (chemins concentriques) autour du centre.

Le labyrinthe de Chartres, quant à lui, comporte 11 circuits et tire son nom de la magnifique cathédrale française dont le sol abrite son exemple le plus célèbre. Les labyrinthes basés sur le modèle de Chartres sont devenus populaires dans l’Europe médiévale, en partie comme une forme de mini-pèlerinage qui était beaucoup plus facile – et plus sûr – que de se rendre à Jérusalem ou de marcher jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Un nouvel arrivant géant


Mon propre pèlerinage labyrinthique me conduit au bord d’un lac, dans la beauté sauvage de Bodmin Moor, dans le comté de Cornouailles, le plus à l’ouest de l’Angleterre. C’est là que le labyrinthe Kerdroya, nommé d’après un mot cornique se traduisant approximativement par « château des tournants », est presque achevé après plusieurs années de travail. Basé sur un motif crétois de 56 mètres de diamètre, il est construit à l’aide d’une forme de mur en pierres sèches connue sous le nom de « Cornish Hedging » (haie de Cornouailles). Utilisée depuis environ 4 000 ans, la haie de Cornouailles est l’une des plus anciennes structures construites par l’homme en Grande-Bretagne.

« J’ai lancé l’idée il y a 20 ans, mais je n’ai pas obtenu d’écho ou de financement – elle est donc restée dans un tiroir poussiéreux », révèle Will Coleman, directeur artistique de l’organisation culturelle de Cornouailles Golden Tree, qui est à l’origine de la conception et de la construction de cet imposant labyrinthe. « En 2018, la Cornish Area of Outstanding Natural Beauty a lancé un appel à projets pour célébrer le paysage de Cornouailles. Lorsque cette étonnante œuvre de « land art » ouvrira ses portes au public en septembre, elle revendiquera le titre de plus grand labyrinthe à murs de pierre au monde. Sa construction permet également de former 60 jeunes cornouaillais à la préservation d’un métier ancestral.

La construction de Kerdroya dans son emplacement spectaculaire sur l’une des landes les plus sauvages d’Angleterre comprend l’approvisionnement en pierres de base pour ses murs à partir du lac adjacent, où des haies de Cornouailles submergées vieilles de plusieurs siècles ont été révélées sous sa surface au cours d’un récent été chaud. « Nous n’avions pas le droit d’utiliser des machines industrielles sur le site et nous avons donc eu recours à des chevaux, des traîneaux et des chaînes humaines pour déplacer les pierres », explique M. Coleman.

En me conduisant vers ce qui sera le cœur de Kerdroya lorsque toutes les haies de pierres seront en place, M. Coleman se tient au-dessus d’une plaque métallique représentant une vue aérienne du labyrinthe géant afin de permettre aux visiteurs de voir le chemin qu’ils ont suivi. Le labyrinthe comprendra également un parcours audio pour les malvoyants. « Mais l’interprétation sera très légère. Je ne dis pas aux gens ce qu’ils doivent penser, ils peuvent en faire ce qu’ils veulent. À l’avenir, les gens se contenteront d’apprécier la beauté de la forme et l’aspect emblématique du labyrinthe », explique M. Coleman.

Il révèle également que le motif crétois du labyrinthe s’inspire d’un labyrinthe sculpté sur des rochers au bord de la rivière, dans l’époustouflante Rocky Valley, près du hameau historique de Tintagel, en Cornouailles. Les gravures de la Rock Valley auraient environ 300 ans, mais Coleman explique que les dessins du labyrinthe reflètent un modèle vieux de 1 300 ans trouvé sur la roche de Knidos, dans le sud-ouest de la Turquie. Bien que je sois immobile, avec une vue étendue sur un lac et une vaste lande anglaise, mon esprit voyage à la fois dans le temps et dans l’espace.

Trouver le dharma digital


Les labyrinthes historiques inspirent également une tendance contemporaine, celle des « labyrinthes à doigts ». Ces versions modernes d’anciennes gravures rupestres offrent des chemins de réflexion en créant des motifs imprimés ou gaufrés que les utilisateurs peuvent tracer à la main, laissant leurs doigts voyager au cœur du motif.

L’exemple le plus ambitieux – et le plus inattendu – de labyrinthes de doigts se trouve sur les plaques de 272 stations du vaste réseau de métro londonien. Les deux modèles les plus récents ont été dévoilés en 2023 aux arrêts Nine Elms et Battersea Power Station. Ayant découvert leur existence juste avant mon voyage en Cornouailles, j’ai eu le plaisir d’en apercevoir un par hasard à la station de métro Paddington, alors que je me dirigeais vers le train-couchettes Night Riviera, qui permet de se rendre en Cornouailles sans stress depuis le cœur de la capitale.

Le projet du métro londonien est né de l’idée de l’artiste Mark Wallinger, lauréat du prix Turner, qui a travaillé en collaboration avec Mazescape, concepteur de labyrinthes de renommée mondiale. L’un des défis consistait à concevoir des labyrinthes différents pour chaque station, afin de refléter l’idée que chaque voyage dans le métro est unique pour chaque personne.
Pour concevoir 272 labyrinthes différents, Mazescape s’est inspiré d’une panoplie de modèles historiques. « Mon préféré est le motif traditionnel amérindien Tohono O’odham », révèle Angus Mewse, concepteur de Mazescape. « J’aime la façon dont le sentier se rétrécit au fur et à mesure qu’il avance – il donne une impression de drame et d’intensité croissants à mesure que l’on s’approche du centre.

Les labyrinthes du métro londonien constituent désormais la base d’un nouveau pèlerinage urbain. Les médias sociaux nous informent régulièrement de la présence de « chasseurs de labyrinthes » qui se rendent à chaque station pour prendre une photo », révèle Eleanor Pinfield, responsable de l’art dans le métro.

La création de nouveaux labyrinthes dans des lieux aussi divers que le métro londonien ou la lande sauvage témoigne de leur omniprésence profondément ancrée. Alors, promenez-vous. Et ne vous inquiétez pas, vous ne vous perdrez pas.

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Les anciens labyrinthes de pierre de l’île Bolchoï Zayatsky

C’est sur un petit ensemble d’îles isolées de la mer Blanche, en Russie, que se trouve la plus grande concentration de labyrinthes anciens de la planète. Malgré de nombreuses théories, les archéologues et les historiens ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur les raisons de leur construction et sur leur fonction. Le labyrinthe reste l’un des symboles les plus mystérieux que l’on puisse trouver sur Terre. Il y a des milliers d’années, il est apparu au même moment de l’histoire sur tous les continents habités du monde.

Aujourd’hui, nous utilisons le terme « labyrinthe » pour désigner toute structure ressemblant à un dédale. Cependant, il existe une distinction essentielle entre un labyrinthe et un dédale. Un dédale est un mélange complexe à embranchements (multicursaux) avec des choix de chemins et de directions, tandis qu’un labyrinthe est un motif unicursal qui ne comporte qu’un seul chemin, sans embranchements et qui mène au centre.

La longue histoire du labyrinthe


Le mot « labyrinthe » vient du grec ancien « labrys », qui désigne la « double hache » utilisée par les Minoens sur l’île de Crète, et « inthos », qui signifie « lieu ». Ainsi, labryinthos a été interprété comme signifiant « maison de la hache à deux têtes ». Le palais complexe de Cnossos, en Crète, est généralement impliqué. Selon la mythologie grecque, le roi Minos de Crète a demandé à l’artisan Dédale de construire le labyrinthe afin de dissimuler le Minotaure, la progéniture mi-taureau, mi-humaine de Pasiphaé, l’épouse de Minos, et d’un taureau. Pour une raison inconnue, Dédale et son fils Icare furent enfermés dans le labyrinthe. Construisant des ailes avec des plumes et de la cire, ils parviennent à s’échapper en volant au-dessus des murs du labyrinthe. Le jeune Icare, cependant, vola impétueusement trop près du soleil. Ses ailes de cire fondirent et il se noya dans la mer Icarienne. Alors que la légende du Minotaure a longtemps été considérée comme un mythe, les vestiges du labyrinthe de Cnossos ont été mis au jour au début du 20e siècle par l’archéologue Sir Arthur Evans.

minotaure

Bien qu’il existe de nombreux modèles de labyrinthes à travers l’histoire, tels que les labyrinthes à sept circuits, à onze circuits et à douze circuits, en Grèce et dans toute la Méditerranée, un symbole commun de labyrinthe à sept circuits était associé aux légendes. Connu aujourd’hui sous le nom de labyrinthe crétois, il consiste en un chemin unique qui serpente vers un point central dans une série de sept anneaux concentriques. Curieusement, la forme du labyrinthe à 7 circuits reflète également le mouvement de la planète mercure dans le ciel sur une longue période. Un astronome de l’Antiquité a-t-il enregistré ce mouvement et créé le symbole du labyrinthe sur cette base ? Nous ne le saurons probablement jamais. La première utilisation connue du symbole du labyrinthe à 7 circuits figure sur une tablette d’argile provenant du palais mycénien de Pylos, en Grèce. Un incendie a détruit ce palais vers 1200 avant J.-C., cuisant la tablette d’argile et la préservant pour les archéologues.

Si le mot « labyrinthe » est étroitement lié à l’histoire et à la mythologie grecques, les labyrinthes existent depuis bien plus longtemps que la légende de Cnossos et du Minotaure. Le célèbre labyrinthe de l’Antiquité remonte à près de 4 000 ans. Il s’agit de l’enceinte du temple égyptien d’un complexe pyramidal composé de nombreuses cours, construit à Hawara par Amenemhat III de la XIIe dynastie (1844-1797 av. J.-C.). J.-C. Il y avait douze cours distinctes de taille considérable qui se faisaient face dans ce labyrinthe et qui étaient toutes reliées par des couloirs, des colonnades et des puits. Des allées entrecroisées et des fausses portes scellées par des bouchons de pierre protégeaient la chambre funéraire centrale de la pyramide du roi.

Mais les labyrinthes de Grèce et d’Égypte ne sont que la partie émergée de l’iceberg. On trouve des labyrinthes dans presque toutes les grandes traditions religieuses du monde, ils font partie intégrante de nombreuses cultures et sont présents sur tous les continents habités. À peu près à la même époque que l’apparition du labyrinthe grec, un motif essentiellement identique est apparu dans la culture amérindienne, le labyrinthe Tohono O’odham, qui met en scène I’itoi, « l’homme dans le labyrinthe ». Un pétroglyphe préhistorique sur la rive d’une rivière à Goa présente le même motif et d’autres exemples ont été trouvés dans l’art rupestre du nord de l’Inde et sur un sanctuaire dolmen dans les montagnes Nilgiri. En ce qui concerne les monuments archéologiques anciens, plus de 300 exemples de labyrinthes ont été découverts en divers endroits du monde. De nombreuses questions subsistent quant à la manière dont le même motif a pu apparaître au même moment dans des cultures apparemment disparates.

Alors que l’histoire écrite associe la création de labyrinthes à une période commençant il y a environ 4 000 ans, les premiers labyrinthes sont bien plus anciens et sont apparus pour la première fois dans des gravures rupestres du Néolithique et des formations rocheuses concentrées autour de l’Europe, de la Scandinavie et de la Russie.

Les labyrinthes de Bolshoi Zayatsky


Les îles Solovetsky (ou Solovki) sont un archipel situé dans la baie d’Onega, en mer Blanche, en Russie. C’est là que se trouvent trente-cinq labyrinthes néolithiques, appelés « vavilons » (« Babylons ») dans le dialecte local, qui datent d’environ 3 000 ans avant J.-C. Les plus remarquables sont les labyrinthes de pierre de l’île Bolshoi Zayatsky, un groupe de quatorze labyrinthes sur une surface de 0,4 km². Ils sont particulièrement bien conservés et ont fait l’objet de documentation et de spéculations, sans qu’aucune conclusion définitive n’ait pu être tirée quant à leur fonction.

Outre les labyrinthes, pas moins de 850 amas de pierres ont été découverts sur l’île, dont beaucoup contiennent des fragments d’os. Parmi les autres formations rocheuses découvertes sur l’île, on trouve une représentation du soleil avec des rayons radiaux. Il est généralement admis que ces anciens labyrinthes et formations de pierre étaient liés à des croyances spirituelles et qu’ils symbolisaient une sorte de frontière entre le monde matériel et le monde souterrain – la demeure mythique des morts.

Les labyrinthes sont construits à partir de blocs de pierre placés à la surface du sol, et il a été déterminé que ces blocs ont été ramassés localement. Le plus petit labyrinthe mesure environ six mètres de diamètre, le plus grand 25,4 mètres. Les rangées de blocs forment des spirales, certaines étant composées de deux spirales, décrites comme ressemblant à deux serpents avec leur tête au centre. Les entrées des labyrinthes se trouvent principalement au sud et, bien qu’il y ait cinq configurations différentes, elles n’ont chacune qu’un seul point d’entrée/sortie. Tous les labyrinthes de Bolshoi Zayatsky se trouvent sur la partie ouest de l’île, tandis que la partie est de l’île présente une importante collection de formations rocheuses, mais pas de labyrinthes. Bien que les labyrinthes aient été envahis par la végétation arbustive de l’île, leurs formes restent clairement visibles.

Pourquoi les labyrinthes de Bolshoi Zayatsky ont-ils été construits ?


De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer pourquoi les colons néolithiques des îles Solovetsky ont déployé des efforts considérables pour construire de nombreux labyrinthes en pierre.

Dans les années 1970, l’hypothèse prédominante, avancée par N. Gurina, était que les labyrinthes étaient construits comme des pièges à poissons. La preuve en est que tous les labyrinthes de la région ont été construits près de la mer et que le niveau de l’eau était beaucoup plus élevé il y a 5 000 ans, époque à laquelle on pense qu’ils ont été construits. Les poissons auraient pénétré par l’entrée et se seraient retrouvés piégés dans le labyrinthe, ce qui aurait permis aux pêcheurs de récupérer plus facilement leurs prises. Cependant, le principal défaut de cet argument est que de nombreux labyrinthes ont été découverts à l’intérieur des terres dans le monde entier.

Le chercheur L. Ershov avait une théorie différente. Ershov soutenait que les lignes des labyrinthes reflétaient schématiquement les orbites du soleil et de la lune, et que les labyrinthes étaient donc utilisés comme calendriers. Toutefois, cette théorie a été contestée car les labyrinthes n’ont pas de direction d’entrée cohérente.

Une théorie populaire aujourd’hui, en particulier dans les cercles ésotériques, est que le labyrinthe est un symbole ancien qui se rapporte à la plénitude. Il combine l’imagerie du cercle et de la spirale en un chemin sinueux mais déterminé. Il représente un voyage vers notre propre centre et un retour dans le monde. Marcher sur le labyrinthe peut être considéré comme une initiation au cours de laquelle on éveille la connaissance. On pense que marcher sur le chemin du labyrinthe entraîne un changement de l’état de conscience et de la perception du temps et de l’espace. Vlad Abramov, un chercheur qui a exploré les labyrinthes de Bolshoi Zayatsky, a décrit l’expérience surréaliste qu’il a vécue en parcourant les chemins sinueux et tournants du labyrinthe.

Malgré les théories présentées ci-dessus, et de nombreuses autres, la théorie acceptée aujourd’hui, et qui a été avancée par Carl Schuster et Edmund Carpenter, est que la construction des labyrinthes était liée à des croyances religieuses. Les labyrinthes préhistoriques auraient servi de pièges pour les esprits malveillants, de chemins définis pour les danses rituelles et/ou de symbole de la barrière entre ce monde et le monde souterrain. On suppose que les labyrinthes ont été inclus dans des rituels pour aider les âmes des défunts à passer dans le monde souterrain. L’archéologue A.L. Nikitin suggère que les labyrinthes, comme l’indiquent les légendes, indiquent les « entrées » et les « sorties » d’un royaume souterrain qui ne pouvait être ouvert que par ceux qui connaissaient la « clé magique » de cette porte dérobée.

Cette suggestion est cohérente avec la croyance largement répandue dans les cultures préhistoriques en la théorie des « trois mondes », selon laquelle les peuples anciens pensaient que l’univers était séparé en un monde inférieur, où les âmes des défunts se rendaient après la mort, le monde intermédiaire, constitué par le plan physique de l’existence, et le monde supérieur, celui des étoiles, des nuages et des dieux.

Aujourd’hui encore, les îles de l’extrême nord de la Russie continuent d’attirer les voyageurs curieux et les érudits, désireux de percer le mystère et de découvrir la véritable signification du labyrinthe.

Librement traduit de l’article de April Holloway sur le site Ancient Origins

Russian Stone Labyrinths (solovki.ca)

Mystery of Solovki labyrinths (allrus.me)

Solovetsky Labyrinths – Заметки в стишках и картинках. — LiveJournal