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JEAN 4, 28-42 : L’entretien avec La Samaritaine (suite et fin)

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources. Il est considéré comme symbolique. Je présente mon travail spéculatif sur cet évangile particulier.

La femme s’en va chercher les hommes pour qu’ils voient (à rapprocher des femmes qui les premières voient le tombeau vide et rencontrent Jésus ressuscité puis vont prévenir les disciples masculins). Pendant ce temps Jésus enseigne à ses disciples. Encore une fois, il leur propose de regarder et comprendre autrement. Il choque leur entendement et leurs habitudes, encrassés qu’ils sont dans le système matériel.
Il nous enseigne ici que la nourriture spirituelle se trouve dans le don, la réciprocité et le travail. Un travail particulier : celui d’achever l’œuvre de ceux ou celui qui a semé avant. Il se nourrit de sa mission. Cette notion est présente souvent dans les évangiles. Nous trouvons de la satisfaction et de la nourriture quand nous œuvrons pour l’intérêt collectif en oubliant notre intérêt propre. Un système parfait serait un système où tout le monde agirait selon l’intérêt général volontairement et de son propre chef, conscient et confiant du fait que leur intérêt s’y trouvera comblé. En même temps, il y a là la notion d’œuvre collective à travers l’histoire humaine, une idée d’héritage et de tradition. Nous prenons la suite d’autres et nous préparons le terrain pour les suivants. Le collectif est non seulement spatial mais aussi temporel. Cette notion est importante dans un système sans classe et sans Etat, car dès lors que la Perfection est décrétée, les classes et l’Etat se reconstituent. La Révolution n’est qu’un début, qu’un baptême, qu’une initiation et non un aboutissement. Nous ne sommes jamais parvenu et chaque jour nous avons à parfaire l’œuvre collective, la société parfaite est nécessairement dynamique et non statique. Le fait qu’elle œuvre à son perfectionnement participe de cette Perfection. Elle est ce qu’elle cherche à être dès qu’elle s’engage dans cette quête. C’est un paradoxe dans le monde matériel mais pas dans le monde spirituel.
Jésus appelle à être conscient de ce dont nous avons hérité des autres et de ce que nous laisserons aux suivants. Le sens de la vie se trouve dans cette transmission.
Sur un autre plan, spirituel, Jésus enseigne le véritable chemin : il ne s’agit pas d’obéir et d’être soumis, il s’agit de continuer l’œuvre de Dieu qui a semé et d’amasser en Esprit. Cela est en adéquation, en cohérence avec l’idée générale que le Royaume de Dieu est le Domaine de l’Esprit et uniquement cela. Point de paradis ou récompense post mortem. C’est ici-bas que nous construisons ce qui nous survivra en vie éternelle. Nous avons à moissonner ce que Dieu a semé et Christ cultivé.
Que veut dire “moissonner” ? Dieu sème : c’est l’Amour dont nous sommes capables. La Lumière constamment allumée. Jésus cultive, c’est apprendre à voir et écouter la Lumière, apprendre à vivre en Esprit. “Moissonner” ne serait-il pas alors d’organiser le monde selon cette Lumière, faire quelque chose des grains de l’épi que Jésus a fait grandir. “Moissonner” c’est aussi préparer la prochaine semence et transmettre ainsi l’œuvre de Dieu.”Moissonner”, c’est être un disciple du Christ et révéler les Esprits pour les libérer du monde matériel, en commençant par le sien.
Le passage termine par une note d’espérance : les Hommes se sont intéressés à Jésus pour son côté devin et ils ont mis leur confiance en Lui pour sa véritable nature, Sa Parole les a transformé. Du vil plomb, l’or peut jaillir…

<- JEAN 4, 1-27 : L’entretien avec La Samaritaine

JEAN 4, 43-54 : L’ambiguïté des miracles pour Jésus ->

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JEAN 4, 1-27 : L’entretien avec La Samaritaine

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources. Il est considéré comme symbolique. Je présente mon travail spéculatif sur cet évangile particulier.

Nous venons de toucher du doigt l’enseignement ésotérique de Jean avec la fin du 3eme chapitre : Le système de l’Esprit est fondamentalement différent de celui de la Matière et là où la Matière voit rivalité, l’Esprit voit complémentarité (Jésus qui baptise). La voie sacrée part de la Matière pour aller à l’Esprit, ainsi s’accomplit l’Homme.
Jésus repart pour la Galilée et passe par la Samarie, au pays des fontaines de Jacob. Jésus parle d’eau vive et la femme ne comprend pas ou plutôt elle interprète dans son système matériel, il lui parle d’elle et elle le reconnaît comme prophète. Ce n’est pas en parlant d’eau vive que Jésus est reconnu comme prophète alors que là réside certainement un véritable enseignement. Non, la Samaritaine le reconnaît comme prophète parce qu’Il lui dévoile des choses sur elle, comme un voyant. Nous avons encore là une illustration de la différence entre le monde de la Matière et celle de l’Esprit. La femme y voit une occasion de discourir sur un différent religieux au sujet de Jérusalem, là encore : manifestation de l’emprise du matériel sur le spirituel par le religieux cette fois ! Jésus saisie l’occasion pour rappeler que Dieu est d’ordre spirituel et qu’il ne peut être enfermé dans aucune contingence matérielle “ni sur cette montagne, ni à Jérusalem” et “ceux qui adoreront le Père en Esprit et en Vérité”. La femme délivre alors l’espérance religieuse qu’elle porte : un messie viendra qui nous expliquera toute chose, son espérance est constituée non pas d’un messie qui sauve, mais un messie, un Christ qui annonce, qui enseigne. Le Salut viendrait il de la Connaissance ?
Mais elle vient de recevoir un enseignement sur l’eau vive et sur l’adoration véritable et elle ne l’a pas reconnu comme tel. Enseignement qu’elle est incapable de reconnaitre car il n’obéit pas aux règles matérielles dans lesquelles elle baigne. Et les Hommes comprennent, pensent et agissent selon les règles matérielles (ils sont de la Terre). Là est le sens du baptême, de la conversion et de la nécessité d’être “comme un enfant” pour voir, entendre et comprendre. Il faut passer d’une vision Matérielle à une vision Spirituelle. Il faut changer sa grille d’analyse, son échelle de valeur, son cadre de références, de repère au sens géométrique du terme. Là où nous ne nous attardions pas, maintenant il faut s’y abreuver… Comme le répète Jésus : “Mon Royaume n’est pas de ce monde”. Suivre Jésus, c’est chercher à vivre en Vérité et en Esprit et donc quitter progressivement le monde matériel, sa logique, sa structure, son fonctionnement, son système de valeur. En ce sens, c’est une Révolution Intérieure.
Les Organisations Religieuses ne peuvent pas être Sainte, de ce point de vue, car elles appartiennent irrémédiablement au monde Matériel puis qu’elles y vivent. Elles ne sont pas mauvaises, mais elles ne sont pas Saintes. La Sainte Eglise Catholique n’existe pas, il n’existe que l’Eglise Catholique Romaine. Idem pour l’Etat et le Marché, ils régissent l’ordre matériel, s’en remettre à eux nous lie à ce monde et nous empêche de progresser sur la Voie Sacrée.
Les disciples de Jésus sont encore emprunts de la logique matérielle : ils s’étonnent qu’Il enseigne à une femme et aucun n’a osé demandé au Maître la teneur et le pourquoi de ce dialogue / enseignement à la mode platonicienne. Peut être parce qu’initiés, ils avaient reconnus intérieurement que cette curiosité / jalousie n’était pas du Royaume de Dieu. Si “Nul ne dit” pourquoi est ce écrit dans la Bible ? A nous de spéculer pour cherche le sens… Tout comme “l’eau vive” … Qu’est ce que c’est pour vous ? Comment comprendre ce symbole ?

<- JEAN 3, 22-36 “Jean et Jésus” puis “Celui qui vient d’en haut”

JEAN 4, 28-42 : L’entretien avec La Samaritaine (suite et fin) ->

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JEAN 3, 22-36 “Jean et Jésus” puis “Celui qui vient d’en haut”

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources. Il est considéré comme symbolique. Je présente mon travail spéculatif sur cet évangile particulier.

Jésus baptise, Jean aussi, en un endroit où il est dit que les eaux sont abondantes. Pourquoi ? Il ne faut pas beaucoup d’eau pour baptiser ! Peut être fait-il simplement référence à une profondeur suffisante et nécessaire pour immerger les candidats… Mais peut être y a t il un portée symbolique : l’eau est l’élément qui apporte la vie, la nourriture, c’est un véhicule qui assure un bon approvisionnement. Qu’il y ait beaucoup d’eau signifierait-il que le lieu était propice spirituellement ou énergétiquement ?
L’action de Jean était l’occasion pour les cherchants véritables et sincères de poser les questions qui tournaient en rond dans leurs esprits. Là un Juif pose la question de la purification, certainement pour comprendre l’action de Jean dans son référentiel culturel de Juif pratiquant.
Les disciples de Jean et le Juif demandent à Jean pourquoi un homme que Jean a baptisé se permettait lui aussi de baptiser ! On comprend là toute l’influence de la matérialité, comme si le baptême était la propriété de Jean. On retrouve des réflexes tribaux. Le voile des apparences n’est pas encore tombé pour ceux là et ils n’ont peut être pas compris la portée spirituelle et symbolique du baptême. Et Jean qui est instruit aux choses de l’Esprit, répond à ces profanes englués dans le monde de la Matière : Celui qui possède des attributs de l’Esprit, les détient de l’Esprit, il ne peut l’acquérir de force, il ne peut les hériter de la Matière. Et Jean enseigne sur lui et Jésus : “Il faut que lui croisse et que je diminue”. On voit là le sens du sacrifice, du devoir, de l’accomplissement de sa part au Grand Œuvre qui caractérise ceux qui sont nés de l’Esprit. Ce n’est pas une obéissance démissionnaire ou docile ou servile, ce n’est pas une prostitution de sa dignité ! C’est la force de la conviction, de la conscience, de la connaissance des choses ! Quand on rencontre la Vérité, on ne peut que lui obéir, la démonstration est terminée… Jean sait, il n’a plus à avoir peur pour lui-même. Il œuvre au Grand Œuvre et là est sa grâce, là est son salut.
Puis Jean revient sur le sens de leur intervention : “Celui qui vient du Ciel rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu”. Si ses disciples lui posent cette question (Pourquoi Jésus baptise ? ), c’est parce qu’ils sont de la Terre (le Monde de la Matière) et que leur esprit est encore dominé par le corps, les relations sociales, les us et coutumes, la peur des autorités temporelles, tout ce qui fait ce monde livré à lui même (non animé par l’Esprit). Et il leur dit que celui qui a reçu l’Esprit celui-là témoigne et connaît la Vérité, il ne la sait pas mais il la connaît. C’est assez logique. Celui qui veut connaitre la Vérité doit se mettre à sa portée et pour se faire quitter ce monde matériel ou en tout cas s’en détacher, se libérer de son influence. Dieu ne se donne et ne peut se donner qu’à ceux qui veulent sincèrement le recevoir. C’est à dire sans rien attendre en retour et au risque de se retrouver dans l’erreur. Dieu étant Amour, il ne peut s’imposer et quand il donne, il ne peut donner avec parcimonie, un Amour se donne entièrement. Il en est de même pour l’Esprit. Recevoir l’Esprit, c’est se libérer des entraves matérielles, c’est irréversible, donc sans mesure, infini et inquantifiable. Peut être est ce nous qui “filtrons” Dieu ?
“Qui croit au Fils, a la vie éternelle”. Après l’enseignement de Jean, il ne faudrait pas retomber dans l’erreur de la Matière qui ne peut comprendre l’Esprit. Il ne s’agit pas d’un monopole, d’un exclusivité qui exclurait toutes les autres traditions spirituelles et religieuses. Jésus ne vient pas sur Terre pour fonder une religion mais pour accomplir le Grand Œuvre : l’Homme qui retourne au divin. Le Fils est plus que la personne historique de Jésus de Nazareth. Il est un processus par lequel la matière se transmute en pur esprit. Les Hommes sont la seule espèce à pouvoir réaliser ce processus. Ce processus ne peut être enfermé, contenu dans un fonctionnement matériel (Eglise, Religion, …) Il est forcement commun à toutes les traditions qui se dirigent sincèrement vers la divinisation des Hommes. Et tout cherchant sincère et véritable qui croise Jésus le reconnait au moins comme maître sinon comme LE maître.
La Vie Eternelle n’est pas une récompense après une vie de bons et loyaux services. Là encore ce serait une vue matérielle. Comment le spirituel pourrait être fait des plaisirs matériels ? La Vie Eternelle commence ici-bas. Lorsqu’on reçoit l’Esprit, on sait ce que c’est que la Vie Eternelle. La matière reviendra à la matière, ce qui est corruptible sera corrompu. Et ce qui a été construit dans l’Esprit, c’est cela la Vie Eternelle : la participation à Dieu que nous faisons ici-bas dans nos vies. Et celui qui a reçu et qui reste dans la matière, celui là ne peut logiquement pas bénéficier de l’Esprit, voilà ce qu’est la colère de Dieu. Point de châtiment, de malédiction, Dieu est Amour, il tend toujours ses bras. Le Monde Matériel est la colère de Dieu, car c’est le Royaume binaire des contradictions et des luttes, l’Esprit nous y soustrait pour nous élever et transformer le Monde.

<- Jean 3.1-21 L’entretien avec Nicodème

JEAN 4, 1-27 : L’entretien avec La Samaritaine ->

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Jean 3.1-21 L’entretien avec Nicodème

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources. Il est considéré comme symbolique. Je présente mon travail spéculatif sur cet évangile particulier.

Ce passage est assez long et surtout très dense. Il semble synthétiser une bonne nuit de discussion intense !
D’abord, sur la qualité de celui qui vient approcher Jésus : Nicodème fait partie des chefs religieux. Il est instruit et administre la religion. Il fait partie du Clergé de l’époque. Comme il est un cherchant sincère plutôt qu’un docteur strict de la Loi, il a reconnu Jésus dans ses grades et qualités. Il sait que Jésus possède des choses spirituelles que lui Nicodème poursuit depuis tant d’années. Il vient la nuit, pour échapper à l’incompréhension et au jugement du monde matériel aveugle à ces choses, pour échapper au jugement de ses paires qui ne reconnaissent pas Jésus, enfermés qu’ils sont dans leur maîtrise technique des Textes et dans l’Administration de la Religion qui les rend indisponibles et aveugles. Nicodème reconnaît Jésus comme Maître (“Rabbi”) C’est à dire comme possesseur des mystères de la Création. Et Jésus lui enseigne que s’il veut lui aussi connaître, il doit changer de monde. Il doit mourir au monde matériel pour naître en Esprit. Il doit se préparer à une vie de pur esprit. Voilà le sens de l’existence : le ventre de la mère prépare à la vie matérielle, l’Homme doit utiliser sa vie matérielle pour se préparer à la vie spirituelle (la vie éternelle ou Dieu). Et c’est cela que Jésus enseigne : la vie en Esprit. Pour s’accomplir, l’Homme doit vivre en Esprit. Cela veut dire quitter le système des distinctions humaines, la course aux pouvoirs, à l’accumulation et aux influences (les métaux). Renaître en Esprit c’est vouloir vivre en harmonie avec la Création, c’est faire ce travail spirituel qui consiste à chercher à embrasser toute la Création en se laissant embrasser par elle. Vivre en Esprit, c’est faire de l’Amour la source de toute pensée, toute réflexion et tout acte ( “Aime ton prochain comme toi même, voici toute la loi et les prophètes”) . C’est un travail de transformation et non une lutte contre soi-même, qui abouti au Royaume de Dieu, qui est le Royaume de l’Esprit, celui qui vit en esprit, entre au Royaume de Dieu, car l’esprit est dans le domaine de ce royaume (à considérer mathématiquement) ! Vivre en esprit, c’est raisonner la Matière par l’Esprit, politiquement, c’est l’organisation anarchiste de la société, (compas sur l’équerre). Cette Vérité se donne à tout cherchant sincère et Jésus s’amuse à railler le pouvoir religieux qui ne sait même pas ça ! “Tu es maître en Israël et tu n’as pas connaissance de ces choses !” Il souligne ici l’usurpation du religieux sur le spirituel, il dénonce la supercherie que représente tout pouvoir religieux. Et il rappelle la nécessaire humilité : nous ne témoignons que de ce que nous connaissons, sinon nous sombrons dans l’usurpation et la manipulation. Et Jésus délivre le sens de sa venue au Monde à Nicodème (qui devient de fait un Frère, puisqu’il partage le secret) : Dieu envoie son Fils pour donner un sens à l’Humanité : elle sait ainsi où elle doit arriver, Jésus est l’Étoile. Car en vivant d’esprit, on rejoint l’Esprit et on participe à Dieu. Mais Jésus annonce que les hommes préféreront les ténèbres (le monde matériel) à la Lumière (le monde spirituel). La Lumière n’est pas le grand déballage public. La Lumière vient à celui qui s’efforce de vivre en harmonie avec la Création. La Lumière a besoin d’être protégée, veillée, pour ne pas être absorbée par les Ténèbres ou profanée, corrompue, récupérée. Elle doit être donnée graduellement pour éviter tout aveuglement soudain et pour perdurer de génération en génération jusqu’à conquérir toute l’Humanité. Force est de constater, qu’aujourd’hui comme au temps de Jésus, la Lumière n’est pas détenue par le Pouvoir Religieux…

<- Jean 2.23-25 : La foi qui ne suffit pas.

JEAN 3, 22-36 “Jean et Jésus” puis “Celui qui vient d’en haut” ->

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Jean 2.23-25 : La foi qui ne suffit pas.

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources. Il est considéré comme symbolique. Je présente mon travail spéculatif sur cet évangile particulier.

Dans les traditions religieuses chrétiennes, il existe une dichotomie entre les foi et les actes. Les uns pensent que la foi a la primauté sur les actes, les autres pensent que seuls les actes sauvent. Est ce qu’il suffit de croire pour être sauvé ? Est ce que nos actes rachètent nos fautes ?
Et s’il fallait chercher ailleurs ? Au delà des apparences trompeuses de ce binaire entre foi et acte ? N’y a t il pas un troisième point qui vient tout mettre en lumière et nous sortir de ce binaire ? C’est ce que je crois. Car une démarche sincère de cherchant nous éloigne de ces considérations intéressées. Le cherchant a la foi et agit en conséquence, car c’est l’exigence de la Vérité, c’est par pur amour de la Vérité, de la cohérence , de l’harmonie. Le troisième point qui gouverne le binaire, c’est la quête. Celui qui n’est pas en quête, celui qui n’est pas un cherchant sincère, celui-là n’aura pas la vraie foi et ses actes sont vains. Dés lors que la foi est crédule et les actes intéressés, l’individu est dans l’erreur.
C’est ce que Jésus nous enseigne ici. Ce passage fait penser à la 1ere carte du Tarot : le Un, le Bateleur. Devant ses tours, il y a ceux, crédules, qui s’émerveillent et qui se laisse entourlouper par les apparences et il y a ceux qui veulent comprendre, trouver le truc. Tous sont émerveillés par la prouesse mais les uns s’arrêtent au spectacle de la matière, les autres activent leur esprit pour comprendre. “Il les connaissait tous” signifierait alors que les crédules ne sont que des machines prévisibles, manipulables et sans intérêt. L’enseignement de Jésus s’adresse à ceux sont aspirés par la vie en Esprit, ceux qui veulent comprendre, ceux qui ont des oreilles.

<- Jean 2, 13-22. La Purification du temple

Jean 3.1-21 L’entretien avec Nicodème ->

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Jean 2, 13-22. La Purification du temple

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources.

Cet épisode vient au début de l’Evangile de Jean alors que dans les autres évangiles, il vient bien après d’autres qui racontent guérisons, enseignement, réalisations des Ecritures ou annonce de la Passion.
Jean en fait le 4eme mouvement de l’œuvre du Christ. Jésus purifie le Temple, il en chasse ce que les usages, la coutume et le laissez aller, les arrangements des Hommes ont permis. Il chasse du lieu où l’Homme doit se concentrer sur la spiritualité toutes les invasions du matérialisme qui détourne de l’exercice spirituel. C’est une véritable révolte face au pouvoir religieux en place qui a perverti le lieu, détournant les Hommes de la richesse spirituelle que Dieu a à leur donner en dehors de tout pouvoir religieux, car Dieu donne sans passer par une quelconque institution humaine. Cet épisode est à rapprocher avec l’enseignement “On ne peut servir deux maîtres à la fois, Dieu et l’Argent”. Autrement dit, les choses spirituelles sont d’une autre nature que les choses matérielles et poursuivre la réussite et l’accomplissement matériel de l’Homme est incompatible non arrangeable, non-combinable avec la réussite et l’accomplissement spirituel de l’Homme. En effet, la recherche matérielle amène l’Homme à se concentrer en excès sur son ego et ses intérêts particuliers, alors que la recherche spirituelle (déiste ou non) amène au contraire à la fusion avec le Tout, à la conscience globale, à la suprématie de l’intérêt général, à la Passion du Christ.
Jésus, par cet acte, montre à quel point argent, propriété et pouvoir sont incompatibles et hostiles à la vie en Esprit et en Amour, son Royaume n’est pas de ce monde, la vie en Esprit n’a pas d’arrangement avec ce monde d’argent, de pouvoir, de propriété.
Cet acte est violent, comme la violence d’un esprit qui prend conscience. Mais il s’agit de purifier le Temple, de rétablir, de chasser ce qui corrompt, de sauvegarder ce qui contient le secret. Cette nécessité légitime cette violence. Comme celle des résistants au nazisme et au fascisme, comme celle de l’expropriation des grands propriétaires, comme celle des Réformés luttant contre les Indulgences Papales. Jésus nous appelle à défendre ce qui est sacré. En s’assimilant au Temple, il nous invite à nous libérer des leurres de la Religion ou plutôt de la religiosité. Il nous enseigne que nous sommes le Temple, qu’en nous est la vrai résidence de Dieu, que nul ne le possède sinon tous.

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Jean 2.1-12 : Le Premier Signe

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources.

Faut-il s’attarder à l’apparence des choses ? Voici le récit du premier miracle : Jésus change l’eau en vin. Bizarre de choisir comme premier signe, non pas quelque chose qui guérit ou illumine ou soulage mais quelque chose d’utilitariste et plutôt superficiel comme faire du vin avec de l’eau pour une fête. Jésus est l’invité parfait ! 😉 Il va vous faire des économies ! Quel est vraiment l’intérêt de ce récit ? Car à première vue, il est plutôt décevant, en plus Jésus à l’air d’ignorer sa mère.
L’indication de temps est à prendre comme mouvement dans un accomplissement symbolique (surtout chez Jean).
1er mouvement : Jésus est baptisé par Jean le Baptiste
2ème mouvement : Jésus constitue sa première équipe de disciples
3ème mouvement : jésus peut commencer son œuvre.
Tel que le récit nous le présente, Jésus avait peut être pensé à une autre entrée en matière : “Que veux-tu , femme, mon heure n’est pas encore venue !”. Il se heurte à l’impatience de sa mère qui connait ses capacités, sa nature et son pouvoir. Elle vient jouer un peu les trouble-fêtes dans le plan de Jésus. Elle aussi apprend son nouveau rôle, et là on est en face d’une résurgence de l’ancienne Marie, celle qui est encore attachée aux us et coutumes, à la pression culturelle et sociale. Mourir pour renaître ne se fait pas en un claquement de doigt mais demande un cheminement long, rigoureux et persévérant. Jésus, donc, cède à sa mère qui cède à la pression. Sa mère intervient à la manière de Jean le Baptiste : elle prépare le terrain, retient l’attention pour que la Parole soit entendue : “Quoiqu’il dise, faites-le”. Sa mère porte l’appel de la foi. La foi, la confiance (et non la soumission et la crédulité) semblent être des éléments important pour la réussite du signe/miracle. Ce n’est pas “Regarde comme je fais des choses magnifiques”, c’est “Permet-moi de faire des choses magnifiques”. Jésus n’est pas un bateleur entourloupeur. Sans la foi/confiance le signe n’occurre pas et grâce à elle, Jésus ne peut refuser de l’exécuter. Il s’exécute donc et répond à l’appel. Et il en profite pour glisser un enseignement : “le bon vin ne vient pas forcément au début”, autrement dit dans la vie spirituelle, les meilleurs vins sont à la fin. Son premier signe renverse une habitude, sort des usages, pour avoir une portée symbolique pour que ceux qui comprennent voient et entendent. Souvent Jésus vient perturber le cours des choses, chez nous on dirait que c’est un anarchiste, un empêcheur de tourner en rond, un gars qui remet tout en cause tout le temps, limite blasphémateur surtout contre l’Ordre établi par les Hommes.
D’habitude, on profite du trouble alcoolique pour fournir du vin de moins bonne qualité, mais avec Jésus, il n’y a pas d’abus de position, il n’y a pas de tricherie sur la marchandise, il n’y a pas d’exploitation de la faiblesse. Le pire c’est que le maître de maison, qui n’avait plus de vin, trouve encore à y redire parce qu’on aurait du le donner au début !!! Les Hommes sont vraiment ingrats !
Peut être que Jésus a voulu dénoncer là une vilenie humaine (servir du mauvais vin quand les convives sont gris) ou encore montrer qu’il faut savoir bousculer ses habitudes pour y voir clair, ou bien alors montrer qu’avec lui le bon vin est à la fin.
Avec Jésus, il y a du bon vin tout le temps, pour tout le monde, du début à la fin. Le bon vin s’apprécie, se goûte, se déguste, invite à la découverte, à la concentration, à l’ouverture des sens… Il est comme la Parole. Le bonheur n’est pas l’ivresse de la quantité, l’ivresse des mots mais dans la subtilité de l’Enseignement, la profondeur du message.
La Parole s’apprécie comme le bon vin, celui qui ne sait pas apprécier passe à côté d’une pure merveille.
Avec la Parole comme avec le bon vin, il faut se mettre en situation d’écoute, d’éveil, de réception…

<- Jean 1.35-51 Les premiers disciples

Jean 2, 13-22. La Purification du temple ->

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Jean 1.35-51 Les premiers disciples

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources.

2 des disciples de Jean le Baptiste le quittant pour suivre Jésus, sous la bénédiction de leur Maître (au sens de l’enseignement et non de la soumission). S’en suit une suite de questions-réponses plutôt énigmatique : “Venez et vous verrez”. Jésus incite ainsi à 2 choses :
– lui faire confiance
– voir par soi-même
Ce n est donc pas une confiance sans preuve, crédule et servile à laquelle Jésus nous appelle. Mais c’est une confiance nécessaire à l’expérience, il nous invite à pénétrer par nous même sur le chemin avec lui comme Maître et guide, comme initiateur. Le premier pas, c’est à nous de le faire, nous sommes maître de notre destin. Il nous aime, il nous veut donc libre et responsable. Nous ne sommes pas obligés, nous avons le choix. L’enseignement commence toujours par la volonté et la disposition de l’étudiant.
Jésus n’est pas un charlatan, il ne séduit pas par le langage, il parle sobrement et invite à constater par nous-même. Il nous invite à quitter la crédulité passive. On pourrait traduite “Venez et vous verrez” par “faites moi confiance et je vous enseignerai”.
L’indication de la 10eme heure m est encore obscure. Peut être un nombre symbolique ?
On ne connais que l’un des 2 disciples de Jean-le-Baptiste : André, qui va lui même aller chercher Simon (-Pierre) (Céphas). Puis Jésus trouva Philippe qui lui même trouva Nathanaël. Le 1er groupe serait alors composé de 5 disciples. Cet épisode est différemment conté que dans les évangiles synoptiques (Mt, Lc, Mc). Pourquoi ? Peut être pour signifier avec plus de force la transmission de Jean-Le-Baptiste vers Jésus…(?) De plus, dans cet évangile, les disciples ont un rôle actif : Jésus finalement ne convainc directement “que” Philippe. L’argument est toujours le même : “Viens et Vois”. Il a un grand respect et une grande confiance en la capacité des Hommes à comprendre par eux-même sans soumission. Le dialogue avec Nathanaël montre que Jésus convainc les sceptiques par l’exemple, le fait, la preuve, l’œuvre. Il ne s’impose pas par la violence et ne soumet pas. Ce dialogue montre aussi les qualités particulières des disciples : “Voici un véritable israélite sans artifice”. Autrement dit : “voici quelqu’un qui est sincère dans sa vie spirituelle et qui ne gâche pas sa connaissance avec des faux semblants, par des distinctions humaines, par des atours et des subterfuges de ce monde. Voici quelqu’un qui possède l’éthique de sa connaissance.
Vient ensuite une promesse bien mystérieuse de Jésus. Cette image impressionne les crédules et interroge les cherchants (ceux qui ont des oreilles…) : “vous verrez le ciel ouvert et les anges de dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme”. C’est évidemment une image symbolique. Aujourd’hui, je la comprend comme “vous verrez l’inspiration divine de l’Esprit Sain(t) en action dans mon œuvre” ou “vous comprendrez ce qui se passe quand j’œuvrerai”, “vous verrez ce qui se passe derrière le voile des ‘apparences” …
L’appellation “Fils de l’homme” me semble d’une haute importance. Non pas que Jésus fasse de la fausse modestie ou de l’humilité hypocrite. Je crois que c’est là le véritable sens de son œuvre : montrer ce que l’Homme peut engendrer. Il est l’Homme accompli. L’étoile vers laquelle se diriger pour s’accomplir en tant qu’humain.

<- Jean 1.29-34 L’Agneau de Dieu

Jean 2.1-12 : Le Premier Signe ->

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Jean 1.29-34 L’Agneau de Dieu

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources.

Selon Jean, Jésus est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du Monde. Déconnectée de la globalité de l’Enseignement, cette dénomination du “péché du Monde” est culpabilisante, humiliante, voire manipulatrice. Cela voudrait dire, que nous sommes que de vulgaires pécheurs et qu’il faudrait alors renoncer à soi pour plaire à Dieu. Je ne peux pas croire qu’un Dieu d’Amour veuille ça de nous. S’il nous aime, pourquoi voudrait il que nous soyons soumis ? Pourquoi voudrait il que nous soyons passif uniquement ? Sortons de la culture de soumission et de culpabilité du dogme religieux, castrateur et dominateur.
“Jésus enlève le péché du Monde” peut être vu ainsi : Jésus permet aux Hommes de s’émanciper de ce monde, d’échapper à la brutalité fatale. Il nous montre qu’il existe une autre voie que celle de l’égoïsme, de la lutte contradictoire des intérêts particuliers, de la loi du plus fort, de la matière qui maîtrise l’Esprit. Jésus nous ouvre la voie de l’Esprit maître de la matière, la voie de la Sagesse, de la vie en Esprit, de l’intelligence altruiste. Il nous donne le choix. Il nous ouvre au choix. Il nous sauve du binaire qui caractérise ce monde pour nous élever au ternaire qui caractérise l’Esprit, la maîtrise, la création synthétique…
Jean dit qu’il ne connaissait pas Jésus avant, alors qu’ils sont cousins ! alors pourquoi dit il celà ? Est ce important ? Est ce là que nous devons établir la véracité du propos ? Ou est ce dans l’esprit du propos que nous devons chercher à établir la Vérité ? Sur quoi fonder le vrai témoignage ? Sur le fond ou sur la forme ? Sur le Réel ou sur l’Esprit ? Assurément l’Esprit ! Les choses de ce monde, de la culture de la matière, ne peuvent témoigner des choses spirituelles. C’est une question de système, de culture. Nous ne sommes pas dans un domaine historique ou scientifique mais spirituel donc symbolique.
Jean baptise par l’eau, Jésus par l’Esprit Sain(t). Jean prépare, il purifie, il offre la purification à ceux qui le souhaite. Il est la porte. Là encore, il faut sortir de la culture de soumission et de culpabilité. Il vient opérer les premières transformations nécessaires pour que l’Enseignement de celui qui vient (Jésus) puisse être efficace. Jean nous apprend à nous ouvrir, à accueillir, à nous libérer du poids de la culture ambiante, du “Main Stream” et de l’emprise du binaire. Jésus fait descendre sur nous l’Esprit Saint. Il ne s’agit plus de nous purifier mais d’entrer dans une nouvelle ère de l’Humanité, un autre âge, un autre degré ou niveau. Il s’agit de nous apprendre à vivre en Esprit pour faire un Homme nouveau : l’Homme Sage. Il n’est plus question d’humilier par la culpabilité mais d’appeler à la transformation de soi et du monde, à l’action, à la maîtrise.

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Jean 1.19-28 – le témoignage de Jean

Spéculation spirituelle et personnelle sur l’évangile de Jean

Le texte biblique

L’évangile de Jean se distingue des 3 autres évangiles par sa composition, son ordre, son style et ses sources.

Jean baptise. Il a une action spirituelle en dehors de l’autorité religieuse d’alors. Ce qui par nature remet en cause cette autorité. Celle-ci s’en inquiète et envoie des émissaires pour en savoir plus, non pour comprendre et s’enrichir mais pour étouffer et confondre.
Jean explique son rôle : il aplani le chemin du Seigneur. Explication qui peut être rapprochée de la parabole du Semeur : Jean est celui qui prépare la Terre (l’Homme) pour qu’elle puisse être féconde à la Semence (la Parole). Il prépare les cœurs. Cette préparation consiste à se mettre en situation d’accueil, d’ouverture à la Parole, l’Enseignement.
Les Hommes (les pharisiens du texte) veulent entendre des réponses qui correspondent à leur façon de voir, à leur organisation, leur référence, leur dogme, leur doctrine, leurs institutions. Mais Dieu, de part sa nature ne peut se manifester dans le cadre restreint des institutions humaines. Les Hommes veulent des réponses qui les justifient, les légitiment, des réponses qui ne les remettent pas en cause, des réponses conservatrices. La Parole, par nature, transforme, remet en cause, révolutionne.
Les Pharisiens attendent un messie, leur messie. Mais enfermés dans leur désir et leur doctrine ils sont incapables de discerner que le Messie est au milieu d’eux. Ce qui serait peut être notre cas si Jésus revenait. Ceci est à rapprocher des Paroles de Jésus invitant à avoir un cœur d’enfant : le cœur neuf, accueillant, spontané, sincère de celui qui apprend. C’est aussi à rapprocher du discours de la méthode de Descartes : Pour voir la Vérité, il faut tout oublier et voir ce qui reste : cogito ergo sum. Pour voir Dieu, il faut oublier les systèmes humains dans lesquels on voudrait l enfermer. De ce point de vue, aucune église ne peut prétendre détenir la seule et unique représentation de Dieu. Aucune ne peut se dire sainte. Dans le cas contraire, elle serait immédiatement dans l’erreur de ces pharisiens, envoyés par les juifs devant Jean pour le confondre.

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